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Réparation de Toiture Pontoise (95300)

Vous avez rep√©r√© une fuite qui vient de votre toit ? Vos tuiles sont cass√©es et vous cherchez une entreprise de r√©paration de toiture √† Pontoise ? Richard Couverture s’occupe de tout type de toiture et vous apporte des solutions adapt√©es √† vos probl√®mes de toiture, quel que soit le mat√©riau dans lequel il a √©t√© con√ßu √† Pontoise dans le Val-d’Oise.

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La Réparation de votre revêtement de toiture reste notre raison d’être à Pontoise, 95300

Vous vous êtes rendu compte que votre couverture nécessite une remise en état à Pontoise ? Vous ne savez pas comment fixer ce problème ? Vous prévoyez des prestations de couverture ? Aucun souci, nous sommes le couvreur à Pontoise qui vous convient !

toiture endommagée réparé Pontoise

Nous réparons tout type de toiture à Pontoise

Avant de commencer une remise en √©tat de toiture, notre sp√©cialiste couvreur doit commencer par diagnostiquer l‚Äôorigine du probl√®me, celle-ci peut √™tre tr√®s diversifi√©e. Le couvreur doit donc entreprendre un examen visuel de votre couverture par l‚Äôint√©rieur dans le but de rep√©rer les coins o√Ļ il n‚Äôy a pas des tuiles ou ardoises. Par la suite, il grimpera sur votre toit pour faire un constat plus pr√©cis de celui-ci. A partir de ce diagnostic, il vous dira les d√©tails des travaux de r√©fection de toiture √† Pontoise qu‚Äôil peut mettre en place pour assurer son √©tanch√©it√©. Ensuite, il vous donnera un devis d‚Äôentretien de rev√™tement de toiture √† Pontoise. Alors apr√®s votre approuvement, nous pourrons d√©buter les travaux.

La rénovation de toiture à Pontoise

La r√©paration de toiture se fait d‚Äôune mani√®re totale si elle est compl√®tement √† renouveler. Cela peut se produire au cas o√Ļ elle est tr√®s v√©tuste ou √† la suite de ph√©nom√®nes m√©t√©orologiques. Dans ce cas, il vaut mieux faire appel √† votre soci√©t√© d‚Äôassurance. Notre soci√©t√© de couverture √† Pontoise
pose un système de protection d’urgence permettant de fortifier votre toit de manière provisoire en attendant de pouvoir rénover votre toit dans son intégralité.

Dans le cas d’une remise en état de toit sur Pontoise
partielle, la remise en état usuelle est la rechange de tuiles que ce soit parce qu’elles se sont enlevées ou puisque certaines sont brisées. Le remplacement de tuiles suit une règle déterminée parfaitement maitrisée par notre artisan couvreur qui prendra toutes les mesures appropriées pour enlever celle à remplacer et mettre en place la tuile neuve en la fixant d’une façon parfaite à l’ensemble de manière que le tout soit robuste et imperméable.
Vous retrouverez √† la pointe de votre toit une ligne de tuiles d√©nomm√©e fa√ģtage. La remise √† neuf de toiture concerne ce dernier quand il est ab√ģm√© ou qu‚Äôil se soul√®ve √† chaque coup de vent. Notre professionnel en couverture dans la ville de Pontoise a des suggestions √† vous prodiguer pour que cela ne revienne plus.

Rétablissement des différents éléments sur votre toit

couvreur sur le toit avec harnais entrain de réparer toit à Pontoise

Par ailleurs, à part le remplacement de tuiles, la réparation de toiture à Pontoise
peut aussi concerner les √©l√©ments pos√©s sur la toiture. C‚Äôest dans ce cadre que notre compagnie de rev√™tement de toiture peut effectuer la remise √† neuf d‚Äôune pi√®ce de chemin√©e, boucher une fuite sur cette derni√®re ou encore r√©tablir le syst√®me d‚Äô√©tanch√©it√© lorsque celle-ci est d√©grad√©e par une mauvaise connexion entre la fen√™tre de toit ou entre des panneaux photovolta√Įques et la toiture. Il r√©alisera tous les chantiers de zinguerie n√©cessaires.
Dès que votre toiture se détériore, consultez notre entreprise de revêtement de toiture de manière que les travaux soient entrepris au plus vite. Cela vous permettra d’éviter d’obtenir un devis de réfection de toit sur Pontoise avec un prix véritablement cher !

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À propos de Pontoise

Pontoise est une commune fran√ßaise situ√©e en r√©gion √éle-de-France, sur la rive droite de l’Oise, √† environ vingt-cinq kilom√®tres au nord-ouest de Paris.

Chef-lieu du d√©partement du Val-d’Oise, la pr√©fecture ne se situe pas au chef-lieu, mais dans la ville voisine de Cergy, depuis la cr√©ation de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, ce qui constitue un cas unique en France m√©tropolitaine.

La ville abrite une des plus importantes cités judiciaires du pays et est le siège du diocèse de Pontoise, détaché de celui de Versailles en 1966. Ses habitants sont appelés les Pontoisiens.

Riche de plus de deux mille ans d’histoire, capitale historique du Vexin fran√ßais et ville majeure du royaume au Moyen √āge, elle a √©t√© rendue c√©l√®bre dans l’art impressionniste √† la suite du long s√©jour de Camille Pissarro, qui l’a repr√©sent√©e dans de nombreuses Ňďuvres, diffus√©es dans les plus grands mus√©es du monde. Gr√Ęce √† son riche patrimoine, Pontoise a obtenu le label Ville d’art et d’histoire en 2006.

Pontoise, dont le centre historique est situ√©e sur un √©peron rocheux, dominant le confluent de l’Oise et de la Viosne. Chef-lieu du d√©partement du Val-d’Oise, elle fait partie de la communaut√© agglom√©ration de Cergy-Pontoise. Un port batelier et une capitainerie sont install√©s le long de quelques quais.

La ville, dont le centre historique √©tait entour√© d’une enceinte, est divis√©e en deux par une voie ferr√©e au XIX¬†si√®cle, qui partage la partie haute au nord (Mont B√©lien) et la partie bois√©e de Saint-Martin au sud (travers√©e par l’autoroute A15). Dans les proches faubourgs, se trouve de petits quartiers pittoresques, comme les √Čtannets (de style andalou) ou l’Hermitage.

Les 717,02¬†hectares de la commune (rivi√®re incluse) se r√©partissent en 463,95¬†hectares d’espace urbain construit (soit 65¬†% de la surface totale), 130,41¬†hectares d’espace urbain non construit (soit 18¬†%) et 122,66¬†hectares d’espace rural (soit 17¬†%).

La trame urbaine est constitu√©e du centre ancien √† l’habitat continu bas (7,5¬†% du b√Ęti), de maisons individuelles, essentiellement des XIX et XXe¬†si√®cles, qui se sont d√©velopp√©es autour du centre historique (27,1¬†% du b√Ęti), de logements collectifs et autre types de constructions, essentiellement √† l’ouest, dans les quartiers de Marcouville et des Louvrais (8,8¬†% du b√Ęti). Les √©quipements, bureaux, zones d’activit√©, grandes surfaces commerciales et les infrastructures de transports occupent 33,9¬†% du territoire. Ces derniers se localisent tr√®s majoritairement au sud, en limite de Cergy √† proximit√© de l’autoroute A15.

Les communes limitrophes de Pontoise sont Auvers-sur-Oise (au nord), Saint-Ouen-l’Aum√īne (√† l’est), √Čragny (au sud-est), Cergy (au sud), Osny √† l’ouest et Ennery (au nord-ouest).

La géologie de la ville est celle du Vexin français, constitutif du Bassin parisien et caractérisé par sa nature sédimentaire.

Le plus ancien mat√©riau rencontr√© √† Pontoise est le Sable de Cuise (Cuisien). Il s‚Äôagit d‚Äôun sable verd√Ętre partiellement gr√©sifi√© affleurant dans le vallon de l‚ÄôHermitage.

La ville de Pontoise est elle-même construite sur le Calcaire Grossier du Lutétien qui constitue la falaise bordant la rive ouest de l’Oise. Ce calcaire a été anciennement exploité comme matériau de construction dans des carrières sous la ville et sous le plateau Saint-Martin. Dans la vieille ville, les sous-sols médiévaux ou plus récents sont imbriqués avec des anciennes carrières souterraines.

Les Marnes et Caillasses du Lutétien surmontent le Calcaire Grossier. Elles constituent le talus nord des anciens fossés de la ville (Boulevard Jean Jaurès). Viennent ensuite, en bordure du plateau, les terrains du Bartonien : Sables de Beauchamp dans les quartiers des Louvrais et de l’Hermitage, puis Calcaire de Saint-Ouen vers le quartier des Cordeliers. Les limons des plateaux recouvrent partiellement le Calcaire de Saint-Ouen.

Les fonds de vall√©es sont recouverts par les Alluvions Modernes d’√Ęge Holoc√®ne¬†: vall√©e de l‚ÄôOise, vall√©e de la Viosne et vallon du ru de l‚ÄôHermitage.

Des d√©p√īts d‚ÄôAlluvions Anciennes du Pl√©istoc√®ne recouvrent en partie le Calcaire Grossier dans le quartier Saint-Martin.

La commune comprend un site recens√© sur la base de donn√©es du minist√®re de l’√©cologie relative aux sites et sols pollu√©s (ou potentiellement pollu√©s) appelant une action des pouvoirs publics, √† titre pr√©ventif ou curatif (BASOL). Ce site, une ancienne usine √† gaz en activit√© de 1868 √† 1944, est la propri√©t√© de Gaz de France et ne constitue selon les √©tudes qu’un lieu √† risque faible de pollution. La commune compte en revanche 113 petits sites industriels, actuels ou anciens, potentiellement pollu√©s (anciens ateliers, stations-service ou d√©charges par exemple)[4].

Le territoire communal est travers√© par deux cours d’eau, l’Oise et la Viosne. L’Oise na√ģt en Belgique, traverse 139 communes le long de ses 341,1¬†km en France avant de se jeter dans la Seine √† Conflans-Sainte-Honorine, √† quelques kilom√®tres en aval de Pontoise. La Viosne entaille le plateau du Vexin en une vall√©e √©troite traversant quatorze communes, sur un axe nord-sud d’une longueur de 28,8¬†km, se dirigeant vers le cours de l’Oise dans laquelle elle se jette √† Pontoise[6].

La situation g√©ographique de Pontoise rend la ville particuli√®rement vuln√©rable √† des risques naturels. La commune est soumise √† un risque de mouvement de terrain sur la totalit√© de la falaise constituant l’escarpement du plateau du Vexin qui domine la plaine alluviale, ainsi que pour l’essentiel du centre-ville (√©peron constitu√© par le mont B√©lien). La plaine alluviale est quant √† elle √† risque √©lev√© d’inondation par d√©bordement cons√©cutif √† une crue de l’Oise, en particulier dans le quartier du Chou en amont, dans celui de la gare et en aval, au droit de l’√ģle de la D√©rivation et dans le bas du quartier des Larris. Toutes ces zones ont √©t√© inond√©es lors de la grande crue de 1910, la ville √©tant impact√©e lors des crues de la Seine en aval. Ce risque a motiv√© la mise en place d’un plan de pr√©vention contre les risques d’inondation (PPRI), mis en vigueur en juillet 1998 par arr√™t√© pr√©fectoral. Il concerne dans le Val-d’Oise les vingt-deux communes riveraines de l’Oise. Ce plan d√©termine quatre zones, prioritaires sur les plans locaux d‚Äôurbanisme (PLU) des communes concern√©es¬†: une zone rouge d√©limit√©e en fonction des crues de 1926 et 1995, une zone bleue o√Ļ l‚Äôurbanisation est fortement r√©glement√©e, une zone verte, rest√©e non b√Ętie et devant le rester et une zone orange, servant de champ de stockage et d‚Äôexpansion des crues (la plaine entre Asni√®res-sur-Oise et Noisy-sur-Oise et la plaine de Champagne-sur-Oise en amont, le m√©andre de Cergy-Neuville en aval, qui devraient permettre le stockage de 2,5 millions de m3 d‚Äôeau).

L’eau potable distribu√©e est un m√©lange d’origine souterraine et superficielle, provenant de la filtration des eaux de l’Oise,.

La commune est partiellement aliment√©e en eau par la station de traitement de M√©ry-sur-Oise, g√©r√©e par la soci√©t√© Veolia Environnement. L’eau potable √† Pontoise est de tr√®s bonne qualit√© bact√©riologique, contenant peu de nitrates, √©tant peu fluor√©e et devenue moins calcaire depuis la mise en place de la nanofiltration en 1999 √† l’usine de distribution pour la zone de distribution de la rive de l’Oise, mais plus dure ailleurs, dans les secteurs aliment√©s par la nappe souterraine.

Travers√©e par la RN 14 mise √† 2√ó2 voies (quartiers de Saint-Martin, du Port et de l’H√ītel-Dieu) qui emprunte √† certains endroits l’ancienne chauss√©e Jules C√©sar, le contournement du centre historique a √©t√© rendu possible au nord par le viaduc du vallon de la Viosne (RD 915) qui permet actuellement de rejoindre les nouveaux quartiers et les infrastructures modernes dont le centre hospitalier, le lyc√©e, et la maison d’arr√™t‚Ķ d’Osny plus rapidement. La petite rue de l’H√ītel-Dieu longeant l’Oise est le carrefour de toutes les routes anciennes et nouvelles et la zone du pont de Pontoise est un endroit souvent embouteill√©. Par ailleurs, l’offre de stationnement reste insuffisante en centre-ville.

Les voies routi√®res les plus importantes en trafic qui traversent la commune sont l’autoroute A15 (2√ó4 voies) et la liaison A15-Route d√©partementale 915 (2√ó2 voies).

Ces diff√©rentes infrastructures terrestres ont un impact assez √©lev√© en termes de pollution sonore selon la r√©glementation. Les principales voies routi√®res du centre-ville sont class√©es de cat√©gorie 3, ou 4 dans le centre, de niveau mod√©r√©. En revanche, quatre axes sont class√©s en cat√©gorie 2 (√©lev√©)¬†: la rue de Rouen, le boulevard Jean-Jaur√®s, la voie ferr√©e de la gare vers l’Oise (mais de niveau 4, faible, vers Gisors), et la liaison A15-Route d√©partementale 915. L’autoroute A15 est class√©e en cat√©gorie 1, le plus √©lev√©[13].

La communaut√© d’agglom√©ration de Cergy-Pontoise compte pr√®s de soixante-seize kilom√®tres d‚Äôam√©nagements cyclables. Quelques pistes totalisant 2¬†km se situent sur le territoire de Pontoise, notamment en limite de Cergy, dans les quartiers des Larris et des Maradas, ainsi qu’√† proximit√© du viaduc de la Viosne (RD 915). La gare de Pontoise est √©quip√©e d’arceaux-v√©lo (non couverts et non s√©curis√©s) et la ville a √©t√© nomin√©e au Clou rouill√© 2013 par la F√©d√©ration fran√ßaise des usagers de la bicyclette (FUB) pour la raret√© de ses am√©nagements cyclables[15].

Liste de quelques rues et places ayant changé de nom au fil du temps :

Il existe cinq ponts à Pontoise :

La gare de Pontoise a la particularit√© d’√™tre reli√©e en m√™me temps aux gares de Paris-Saint-Lazare (Transilien J) et Paris-Nord (Transilien H) et desservie √©galement par la ligne C du RER (et donc la gare de Paris-Austerlitz) depuis septembre 2000.

Cette desserte par trois r√©seaux diff√©rents n’est partag√©e en √éle-de-France (hors Paris) que par les gares d’Ermont – Eaubonne, dans le m√™me d√©partement, et Versailles-Chantiers. Il est √©galement possible d’acc√©der √† la ville √† partir de la gare de Cergy-Pr√©fecture sur la ligne A du RER et occasionnellement le Transilien L, reli√©es par plusieurs lignes de bus en quelques minutes.

L’a√©roport de Pontoise – Cormeilles-en-Vexin (situ√© √† Cormeilles-en-Vexin) est situ√© √† quatre kilom√®tres au nord-ouest de la ville et accessible rapidement par la route d√©partementale 915.

Le port est peu utilis√© car l’Oise est une rivi√®re assez √©troite. N√©anmoins, quelques chargements en vrac sont ex√©cut√©s avec du bl√© et du ma√Įs en provenance du Vexin √† destination du Nord et de la Belgique. Un petit port de plaisance est maintenant h√©berg√© avec un ponton flottant, sur la berge rive droite, en face de l’office du tourisme.

Pontoise comme toute l’√éle-de-France est soumis √† un climat oc√©anique d√©grad√©. Il se diff√©rencie du climat de Paris intra-muros par un √©cart de temp√©rature de quelques degr√©s, particuli√®rement notable au lever du jour, et qui a tendance √† s’accentuer au fil des ann√©es. Cet √©cart, de 2 ¬įC en moyenne mais qui peut atteindre 8 ¬įC par une nuit claire et un vent faible, s’explique par la densit√© urbaine qui augmente la temp√©rature au cŇďur de l’agglom√©ration. La temp√©rature moyenne annuelle est de 11¬†¬įC, le mois le plus le froid est janvier avec +4¬†¬įC¬†; les mois les plus chauds sont juillet et ao√Ľt avec +19¬†¬įC (moyenne journali√®re).

Le record absolu de chaleur est mesur√© le avec 41,6¬†¬įC. Le record de chaleur du mois d’ao√Ľt a √©t√© mesur√© le √† 39,2¬†¬įC, celui du mois de juin le √† 37,1¬†¬įC, celui du mois d’octobre le √† 28,8¬†¬įC.

Le record absolu de froid date de janvier 1985 avec -17,8 ¬įC. Le record de froid pour le mois de f√©vrier date du o√Ļ il fait ‚ąí15,4¬†¬įC, celui du mois de mars du o√Ļ il fait ‚ąí11,1¬†¬įC, celui du mois d’octobre du o√Ļ il fait ‚ąí5,2¬†¬įC, celui du mois d’ao√Ľt du o√Ļ il fait 3,1¬†¬įC.

Pontoise est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densit√© interm√©diaire, au sens de la grille communale de densit√© de l’Insee,,,.

Par ailleurs la commune fait partie de l’aire d’attraction de Paris, dont elle est une commune du p√īle principal. Cette aire regroupe 1¬†929¬†communes[22][23].

La commune est constituée de plusieurs quartiers :

Les quartiers des Louvrais/Cordeliers, des Larris, des Maradas/Niglo et de Marcouville ne sont pas considérés comme ZUS mais bénéficient du statut de CUCS, ce sont tous des quartiers prioritaires.

Pontoise est une ville constitu√©e majoritairement de logements collectifs, et surtout constitu√©e de locataires avec plus d’un tiers de logements sociaux, mais elle compte n√©anmoins un parc pavillonnaire non n√©gligeable.

Depuis peu, on assiste √† la renaissance du centre-ancien, qui avait connu une relative paup√©risation depuis un si√®cle. On y trouve des immeubles d’√©poques tr√®s diff√©rentes, certains remontant au XV¬†si√®cle (quartier de la Cath√©drale). Mais fragilis√© par les risques d’√©boulement dus aux souterrains et galeries situ√©s sous la roche, le centre historique fait l’objet d’une importante campagne de travaux d’am√©nagement et de requalification. Jusqu’en 2009, dans le cadre de l’Op√©ration Programm√©e d’Am√©lioration de l’Habitat (OPAH), les propri√©taires priv√©s du centre-ancien peuvent b√©n√©ficier de subventions sous certaines conditions. La signature de la convention ¬ę¬†Ville d’Art et d’Histoire¬†¬Ľ le 5 janvier 2007 s’inscrit dans cette forte dynamique de sensibilisation au patrimoine.

L’Hermitage et le quartier Saint-Jean / La Justice, situ√©s dans les anciens faubourgs, constituent des secteurs r√©sidentiels tr√®s recherch√©s. L’Hermitage, que fr√©quent√®rent les Impressionnistes, garde encore aujourd’hui une atmosph√®re de village, avec ses vastes jardins color√©s entourant les maisons de ma√ģtre, dans un paysage vallonn√©. √Ä l’oppos√©, le quartier Saint-Jean / La Justice a un caract√®re plus urbain. On y trouve de belles maisons bourgeoises, entre cour et jardin, construites entre 1850 et 1920. Plusieurs styles sont repr√©sent√©s¬†: la maison de la Belle √Čpoque, tr√®s haute, en meuli√®re, avec sa marquise, le pastiche du Petit Trianon, l’architecture flamande‚Ķ

La ville comptait 11¬†907¬†logements dont 10¬†882¬†r√©sidences principales en 1999. En 1999, 91,4¬†% des r√©sidences pontoisiennes √©taient des r√©sidences principales et seulement 0,3¬†% des r√©sidences secondaires. L‚Äô√Ęge moyen du parc immobilier est plus faible que la tendance r√©gionale, une forte majorit√© des logements datant des reconstructions d’apr√®s guerre √† la suite des destructions de 1944, et du boom d√©mographique des ann√©es 1970¬†: 52,2¬†% des r√©sidences principales dataient de 1949 √† 1974, contre 37,8¬†% en √éle-de-France. Les constructions r√©centes (de 1990 √† 1999) sont un peu plus pr√©sentes que la moyenne de la r√©gion gr√Ęce au lancement de quelques programmes immobiliers dans le cadre du r√©am√©nagement du quartier de la gare ou avec l’√©dification de pavillons dans le quartier du Chou en particulier. En 1999, 9,9¬†% des r√©sidences principales dataient de 1990 ou apr√®s contre 9,1¬†% en √éle-de-France. A contrario, les constructions ant√©rieures √† 1949 ne repr√©sentaient que 23,3¬†% du parc contre 33,7¬†% pour la moyenne r√©gionale francilienne, et ce malgr√© le caract√®re ancien de la ville.

Les résidences principales étaient réparties à 26,6 % en maisons individuelles et à 73,4 % en appartements soit presque exactement la moyenne francilienne (respectivement 26,9 % et 73,1 % dans la région). 37,1 % seulement des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 58,7 % qui ne sont que locataires (respectivement 44,3 % et 51,1 % dans la région),.

La commune est soumise √† l’obligation l√©gislative de construction de 20¬†% de logements sociaux en vertu de la loi n¬†2000-1208 du 13 d√©cembre 2000 relative √† la solidarit√© et au renouvellement urbains. Avec 4¬†881¬†logements HLM soit 41¬†% du parc en 1999 (23,4¬†% √©galement dans la r√©gion), la ville respecte largement les dispositions de la loi. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants √©tait un peu plus faible en 1999 avec 7,6¬†% du parc contre 8,1¬†% en moyenne r√©gionale.

Les habitations se caractérisent par leur surface importante : les logements de quatre pièces et plus dominent largement (48,9 %). Suivent les logements de trois pièces (26,6 %), puis 2 pièces (15,0 %). Les petits logements restent assez minoritaires (studios : 9,5 %), mais en augmentation de 68,5 % de 1990 à 1999, ce qui contribue à mieux rééquilibrer le parc,.

La forme la plus ancienne est Brivisara dans l’Itin√©raire d’Antonin, milieu du II¬†si√®cle; puis Brunsara[29] sur la table de Peutinger, milieu du III¬†si√®cle; Briva Isar√¶ IVe¬†si√®cle, Brivisara au IIe¬†si√®cle, du gaulois briva (pont, gu√©) et Isara (Oise) ¬ę¬†Pont sur l‚ÄôOise¬†¬Ľ.

Puis Pontem Hiserae, 874-900,; Pontizara en 1174[32]; Pontisaram, 1185; Puntesia en 1189[32]; Pons Isar√¶ en 1195. Ces derniers noms viennent du latin pontem qui traduit le gaulois briva “pont” + isaram “rivi√®re Oise” (Cf. Samarobriva) et Isara (Cf. Is√®re, Isar) nom celtique de la rivi√®re qui a donn√© ¬ę¬†Oise¬†¬Ľ, d’o√Ļ la traduction romane ¬ę¬†Pontoise¬†¬Ľ.

Pontoise est la capitale historique du Vexin fran√ßais. Elle est, de 1964 √† 1970, la pr√©fecture unique du Val-d’Oise, avant d’en devenir une sous-pr√©fecture (jusqu’au 1er avril 2016, date de la fermeture d√©finitive de la sous-pr√©fecture de Pontoise) en restant le chef-lieu du d√©partement. Elle abrite aujourd’hui la r√©sidence du pr√©fet tandis que Cergy accueille la pr√©fecture.

C’est peut-√™tre une fondation ant√©rieure √† l’√©poque romaine. Les habitants se sont d’abord concentr√©s au confluent de l’Oise et de la Viosne √† l’endroit m√™me o√Ļ passait la chauss√©e Jules-C√©sar sur une zone actuellement bois√©e. Les invasions barbares puis la menace viking incitent les habitants √† se r√©fugier sur le piton rocheux surplombant l’Oise plus au nord (Mont B√©lien) qui favorise ainsi la d√©fense de la ville et permet le contr√īle du passage de la rivi√®re. La premi√®re zone de peuplement est convertie en une abbaye (abbaye Saint-Martin) et laiss√©e bois√©e. La chauss√©e est abandonn√©e en partie.

Le bourg m√©rovingien est situ√© sur le plateau de Saint-Martin, aux abords de la voie romaine qui relie Paris √† Rouen. Des sarcophages de cette √©poque ont d’ailleurs √©t√© d√©couverts √† l’√©cole Saint-Martin. Les arch√©ologues ont √©galement mis au jour les traces de structures rurales (fond de cabane, trous de poteaux et silos).

Au IX¬†si√®cle durant l’√©poque carolingienne, Pontoise est un bourg commer√ßant. C’est le seul endroit de la r√©gion o√Ļ l’on peut traverser l’Oise.

En 862, Charles Le Chauve ordonne pour arrêter les Normands de barrer les fleuves par des ponts fortifiés ; le premier pont de Pontoise date probablement de cette époque.

En 864, Charles Le Chauve donne √† l’abbaye de Saint-Denis des droits √† percevoir sur le march√© hebdomadaire de Pontoise, ainsi que des droits √† pr√©lever sur le commerce du port, au bord de l’Oise. Sur le Mont-B√©lien est fond√©e une abbaye, d√©di√©e √† Notre-Dame de Lorette (Loreto en Italie). Dans cette abbaye les reliques de saint Mellon sont transport√©es depuis Rouen pour les mettre √† l’abri des raids des Normands qui ravagent la France.

En 885 les Normands, mont√©s sur 700 barques, entrent dans l’Oise, assi√®gent et prennent la ville de Pontoise, d√©fendue par Aletramme (o√Ļ Alatramme). En raison de cette menace, les habitants s’installent sur le Mont B√©lien, facile √† d√©fendre. Le bourg de Pontoise s’y √©tablit de mani√®re d√©finitive. Un ch√Ęteau y est construit par les comtes du Vexin. Le plateau de Saint-Martin reste cependant l’un des points de fixation de la population de Pontoise jusqu’√† la guerre de Cent Ans, le village d’origine (Villa Sancti-Martini) n’abritant n√©anmoins plus que quelques dizaines d’habitants.

En 911, au trait√© de Saint-Clair-sur-Epte, Charles le Simple, roi des Francs, donne √† Rollon, un Normand, les terres de l’Epte √† la mer. Pontoise devient rapidement ville fronti√®re et d√©fend les abords de Paris.

Peu √† peu, Pontoise s‚Äôagrandit et devient une ville¬†; le passage de l’Oise ne se fait plus par l’ancienne voie mais par un nouveau pont construit vers 1070. Louis VI le Gros (1081-1137) d√©fend farouchement le Vexin fran√ßais, fronti√®re occidentale de son domaine royal, contre les multiples assauts du duc de Normandie. La ville est entour√©e d’une muraille, le pont sur l’Oise est reconstruit en pierre et fortifi√© et le puissant ch√Ęteau royal, dominant la cit√© et l’Oise, est alors reconstruit de 1103 √† 1122. Il devient l’un des lieux de s√©jour favori des Cap√©tiens, notamment Philippe Auguste et Saint Louis. Les rois font frapper monnaie √† Pontoise, qui fait partie de leur domaine.

√Ä la fin du XI¬†si√®cle une abbaye, initialement fond√©e √† Pontoise, rue de la Coutellerie, s’implante sur le plateau Saint-Martin. Les moines y ont droit de foire vers 1170, on y vend du vin produit par les vignes environnantes et du hareng. C’est l’origine de la foire actuelle de Saint Martin. Par tradition, on y boit encore aujourd’hui le vin des coteaux de la r√©gion, le ¬ę¬†ginglet¬†¬Ľ. Dans la cit√©, l’artisanat du cuir et l’industrie drapi√®re sont en plein essor.

En 1188, Philippe Auguste donne √† la ville une charte communale, en √©change de la prise en charge par les bourgeois des travaux de fortifications de la ville et d‚Äôun service d‚Äôost. La charte accorde une large autonomie judiciaire et administrative et reconna√ģt l’existence du maire (major) et de ses pairs (pares), c’est une date essentielle dans l’histoire de la cit√©. Pontoise est alors une importante place commer√ßante et artisanale, aux portes de Paris. Les productions de bl√©, du Vexin et de Picardie, y transitent. Au cours du XIIe¬†si√®cle, le cours de la Viosne a √©t√© am√©nag√© √† des fins √©conomiques. De nombreux moulins se sont install√©s, moulins √† bl√© mais aussi moulins √† tan pour le fa√ßonnage du cuir et moulins foulons pour les draps. La cr√©ation du faubourg Notre-Dame, hors les murs de l’enceinte, remonte √† cette √©poque. Des ouvriers anglais viennent y travailler le drap. La ville de Pontoise prend une forme qui perdurera jusqu’au XVIII¬†si√®cle et qui se devine encore aujourd’hui dans l’am√©nagement de ses rues en les murs. On peut d’ailleurs facilement retrouver le trac√© des remparts inscrit dans le parcellaire[a 4].

En 1204, Philippe Auguste annexe la Normandie, ce qui amoindrit sa position strat√©gique mais accro√ģt en contrepartie sa s√©curit√©. √Ä partir du r√®gne de Saint Louis, Pontoise devient r√©sidence royale. Sa m√®re, Blanche de Castille, fonde alors sur l’autre rive l’abbaye de Maubuisson, derni√®re cr√©ation monastique cap√©tienne, dans laquelle elle est inhum√©e.

Le XIII¬†si√®cle est l’√©poque de la prosp√©rit√©. La ville compte plusieurs paroisses et abbayes¬†: Saint-Martin, Saint-Mellon, Saint-Pierre, pour les √©tablissements conventuels¬†; Saint-Maclou, Saint-Andr√©, Saint-Mellon, Saint-Pierre, pour les √©glises paroissiales. Une Maison-Dieu, sorte d’h√īpital m√©di√©val, se trouve sur la place du petit Martroy. Saint-Louis fait transf√©rer celle-ci, en 1256, sur les rives de l’Oise √† peu pr√®s √† l’emplacement de l’ancienne piscine. L’√©glise Notre-Dame est construite et les cordeliers installent un couvent hors les murs (l’h√ītel de ville actuel est dans les murs de cet ancien couvent).

Un recensement de 1332 compte 2¬†150¬†feux, soit 8¬†000¬†√† 10¬†000¬†habitants ce qui est consid√©rable et en fait une des principales cit√©s du royaume¬†; il faut attendre le XX¬†si√®cle pour retrouver une population √©quivalente (la ville compte 8¬†492¬†habitants en 1906). Elle abrite plusieurs march√©s et foires, les corporations y sont puissantes (boulangers, bouchers). La prosp√©rit√© de son commerce et de son industrie attire les bourgeois et les financiers √©trangers, Juifs, Lombards, Anglais. C’est une √©poque de d√©veloppement pour toute l’Europe[a 5].

Le , un vent de temp√™te du sud-ouest fait tomber le pinacle de l’√©glise Saint-Machut. En 1337, commence la guerre de Cent Ans (commun√©ment divis√©e en deux p√©riodes, 1337 √† 1380 et 1415 √† 1453) qui accentue le caract√®re militaire du ch√Ęteau de Pontoise. √Ä ces troubles viennent s’ajouter plusieurs √©pid√©mies de peste qui sont responsables de la mort d’un habitant sur huit. Pontoise est relativement √©pargn√©e durant la premi√®re p√©riode de la guerre de Cent Ans. En 1368 est construit l’h√īpital Saint-Jacques pour accueillir les p√®lerins de Compostelle¬†; la fa√ßade du b√Ętiment est encore visible de nos jours, rue du Grand-Godet.

Le XV¬†si√®cle est l’√©poque du d√©clin. Bien que puissamment fortifi√©e, la ville passe √† plusieurs reprises entre les mains des Anglais. En effet, en 1417, les Anglais prennent la ville, puis c’est au tour des Bourguignons en 1419. Lib√©r√©e en 1436, la cit√© est reconquise par les Anglais l’ann√©e suivante. Elle n’est reprise d√©finitivement par le roi de France qu’en 1441 apr√®s un si√®ge √©prouvant de trois mois. Les combats et les pillages ont ruin√© la ville qui n’est plus une importante place commer√ßante¬†; de nombreux b√Ętiments, dont l’√©glise Notre-Dame, sont d√©truits. Durant l’occupation, le duc de Bedford, r√©gent du royaume, rattache Pontoise au bailliage de Gisors, c’est-√†-dire √† la Normandie, d√©poss√©dant la ville de toute importance administrative et politique[a 6].

Le XVI¬†si√®cle est marqu√© par les guerres de religions. Pontoise comme Paris restent oppos√©es au protestantisme, qui s’implante malgr√© tout √† l’ouest du Vexin fran√ßais. √Ä la suite de son adh√©sion √† la Ligue, elle est √† nouveau assi√©g√©e et prise par les deux Henri (le roi de France Henri III et son cousin Henri de Navarre) en juillet 1589, mais profitant de l’√©loignement de l’arm√©e royale, la Ligue reprend la ville en janvier 1590 apr√®s un bombardement de six jours[38]. Les si√®ges de 1589 et 1590 ont mis √† mal les remparts qu’il faut relever. En outre, la construction d’une citadelle est entreprise rue de Gisors par Henri III. Elle ne sera jamais termin√©e. En effet les fronti√®res s’√©loignent et Pontoise va perdre son statut de ville fronti√®re. La ville est tr√®s appauvrie, malgr√© la prosp√©rit√© des terroirs environnants du Vexin

Au XVII¬†si√®cle, la ville voit son commerce et son artisanat poursuivre leur d√©clin, comme d’ailleurs toutes les villes moyennes environnant Paris. Les √©pid√©mies r√©currentes de peste, en particulier la terrible √©pid√©mie de 1638 qui fait 1¬†200¬†victimes, ont acc√©l√©r√© la d√©population. Nombre de maisons sont √† l’abandon. Pontoise perd progressivement son caract√®re militaire. Pendant la Fronde (1652), les membres du Parlement de Paris fid√®les au roi y si√®gent. La municipalit√© qui conna√ģt d’√©normes difficult√©s financi√®res doit entretenir une garnison jusqu’en 1666 et r√©parer les fortifications. Mais l’enceinte, en tr√®s mauvais √©tat, finit par √™tre abandonn√©e. N’√©tant plus une importante place commerciale et militaire, Pontoise rena√ģt n√©anmoins gr√Ęce √† la vitalit√© de la r√©forme catholique. De nombreux couvents et monast√®res se sont √©tablis √† Pontoise¬†: les carm√©lites en 1605 (initialement rue Marcel-Rousier puis dans le monast√®re de la rue Pierre-Butin o√Ļ le carmel se trouve encore aujourd’hui), les ursulines en 1611, les J√©suites en 1604, les b√©n√©dictines anglaises en 1658. Sur le plan politique, Louis XIV doit se r√©fugier au ch√Ęteau de Pontoise durant la Fronde. Il fait venir le Parlement √† Pontoise en 1652. Mais apr√®s cet √©pisode, le ch√Ęteau est √† l’abandon. En 1697, la ville devient le si√®ge d’une √©lection et d’un grenier √† sel, mais elle perd la ma√ģtrise des eaux et for√™ts et le si√®ge de la mar√©chauss√©e[a 8].

Au XVIII¬†si√®cle, la ville conna√ģt une relative croissance √©conomique et d√©mographique. D’importants travaux d’urbanisme sont r√©alis√©s. Les fortifications sont vendues et d√©truites tout comme l’ancien ch√Ęteau de Pontoise par Louis XV, pour cause d’insalubrit√©[39]. Au cours de ce si√®cle, Pontoise joue un r√īle politique non n√©gligeable. En effet, le Parlement de Paris s’y √©tablit √† deux reprises, en 1720 et 1753, √† titre de sanction du pouvoir royal. Mais elle n’est plus qu’un lieu d’exil, laissant son nom √† l’expression p√©jorative ¬ę¬†Revenir de Pontoise¬†¬Ľ, signifiant la d√©confiture. Par ailleurs, Pontoise est touch√© par les √©meutes frumentaires de la ¬ę¬†guerre des Farines¬†¬Ľ (1775), qui √©clatent en r√©action √† la lib√©ralisation du commerce des grains voulue par Turgot. √Ä cette √©poque, l’industrie p√©riclite, √† l’exception de la meunerie, l’activit√© est surtout constitu√©e de la viticulture et du march√© aux grains, la ville ne compte plus qu’environ quatre √† cinq mille habitants, soit la moiti√© de sa population du XIV¬†si√®cle. Les ordres religieux sont touch√©s par la crise spirituelle, le couvent des b√©n√©dictines anglaises, le plus r√©cent, ferme en 1784, faute de vocations[a 9].

√Ä la R√©volution, la s√©cularisation des biens du clerg√© porte un coup fatal √† plusieurs √©tablissements religieux. Saint-Mellon est d√©truite ainsi que Saint-Pierre et Saint-Andr√©. Les ursulines et les j√©suites ainsi que l’abbaye de Saint-Martin disparaissent. Les ambitions politiques de Pontoise sont ruin√©es¬†: sans avoir consult√© la population, la R√©volution rattache la ville au nouveau d√©partement de Seine-et-Oise. Elle devient le chef-lieu d’un district d’une centaine de communes de 1790 √† 1795, et ne reprend qu’une modeste importance comme chef-lieu d’arrondissement sous le Consulat. En l’an II de la R√©publique, une tentative d’annexion de Saint-Ouen-l’Aum√īne √©choue, et la population stagne √† un peu plus de cinq-mille habitants durant la moiti√© du XIX¬†si√®cle[a 10].

Comme on le voit sur l’aquarelle de Louis Signy, en 1792, le pont est toujours habit√©, mais ses arches centrales sont d√©sormais trop √©troites pour laisser passer les bateaux, qui n’ont pas cess√© de grandir. Ce pont sera remodel√© entre 1800 et 1840, fortement remani√© en 1870, remplac√© en 1891 par un pont m√©tallique avant d’√™tre d√©truit par le g√©nie militaire fran√ßais en juin 1940. Remplac√© par un pont provisoire en bois apr√®s l’Armistice il est remplac√© en janvier 1948 par un pont √† deux cul√©es et poutres en acier[40].

Au XIX¬†si√®cle, l’arriv√©e, en janvier 1846, de la ligne de chemin de fer de Paris √† Lille et la Belgique suscite des espoirs de d√©veloppement, mais la gare, dite de “Pontoise”, se nomme en fait Saint Ouen l√®s Pontoise et se situe √† plus de 2¬†km sur l’autre rive de l’Oise, √† √Čpluches, hameau du nord de Saint-Ouen-l’Aum√īne. Elle n’a qu’un impact fort limit√© sur la ville. Mais une gare est enfin construite aux portes de la ville en 1863, le long de la Viosne, lors de l’ouverture de la ligne Paris-Dieppe, et permet √† Pontoise de communiquer avec Paris et la banlieue proche. Le niveau de la population amorce une reprise, et les zones industrielles et d’habitat se d√©veloppent aux alentours gr√Ęce au train (nŇďud ferroviaire de Saint-Ouen-l’Aum√īne).

Un projet de grandes perc√©es comme √† Paris voit le jour pour relier les quatre points cardinaux √† l’√©glise Saint-Maclou (cath√©drale depuis 1966)¬†: seule la rue Thiers, √† l’origine nomm√©e rue Imp√©riale, en direction de la nouvelle gare et en forte pente est inaugur√©e le 10 octobre 1869, en m√™me temps que la statue du g√©n√©ral du Premier Empire Charles Victoire Emmanuel Leclerc, natif de la ville, qui la surplombe.

En septembre 1870 se d√©roulent le d√©sastre de Sedan et la guerre franco-prussienne¬†; d√®s le 15, des cavaliers uhlans cherchent un passage sur l’Oise pour rejoindre Saint-Ouen-l’Aum√īne, mais le G√©nie fran√ßais a fait sauter les ponts quelques jours plus t√īt. Les cavaliers passent n√©anmoins sur un pont de bateaux et r√©clament imm√©diatement de l’argent √† la ville qui doit lancer un emprunt. Pontoise est occup√©e du 18 septembre 1870 au 26 juin 1871¬†; durant cette p√©riode, les habitants sont oblig√©s d’h√©berger chez eux les soldats prussiens.

De 1870 √† 1910, Pontoise est une petite ville bourgeoise de six mille habitants dirig√©e par les notables, ancr√©e √† droite durant 40 ans. L’industrialisation ne la concerne que faiblement, les usines s’√©difiant sur la rive gauche au nord de Saint-Ouen-l’Aum√īne.

Le un orage causa de gros d√©g√Ęts √† Neuville, et d√©vasta Jouy-le-Moutier, Vaur√©al, Boisemont, Courdimanche, Osny, Cergy, Puiseux, et Pontoise.

En septembre 1914, les avant-postes de l’arm√©e allemande, sur la rive droite, parviennent √† Auvers-sur-Oise, et, en √©claireurs, des cavaliers uhlans de la garde des Hussards √† t√™te de mort du Kronprinz sont vus √† l’entr√©e d’Ennery.
Mais l’arm√©e allemande recule aussit√īt, car la contre-attaque de l’arm√©e fran√ßaise, avec l’aide des taxis parisiens envoy√©s par le g√©n√©ral Gallieni sur Nanteuil-le-Haudouin et de Silly-le-Long, pendant la premi√®re bataille de la Marne et oblige les Allemands √† se replier. Pontoise n’est pas occup√©e. L’atmosph√®re de la ville est patriotique, mais le maire, M. Mallet, re√ßoit un bl√Ęme de la part de l’autorit√© militaire, ce qui le pousse un moment √† la d√©mission¬†: il avait fait conna√ģtre aux Pontoisiens l’√©ventualit√© de devoir √©vacuer la ville, ce qui a √©t√© jug√© comme ¬ę¬†d√©faitiste¬†¬Ľ. Durant la Premi√®re Guerre mondiale, chaque semaine voit s’√©grener les noms des disparus. Lors du raid de dirigeables contre Paris et sa banlieue le 21 mars 1915 un Zeppelin survole Pontoise et la r√©gion[41].

Durant l’entre-deux-guerres, Pontoise est une tranquille ville de province de douze mille habitants, dirig√©e par une municipalit√© radicale et mod√©r√©e.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Pontoise se pr√©pare au pire¬†: des abris anti-a√©riens sont creus√©s dans le jardin de la ville, mais rien ne se passe. Subitement, les bombardements surviennent les 7 et 10 juin 1940. Le quartier du pont routier est ravag√© par les bombes allemandes, l’H√ītel-Dieu dispara√ģt avec toutes ses archives. Le pont routier a √©t√© min√© par le G√©nie fran√ßais afin de ralentir les troupes ennemies ce qui, comme en 1870, ne les emp√™che pas de traverser l’Oise en direction de Paris sur un pont de bateaux. Les Pontoisiens √©vacuent la ville¬†; au d√©but de l’√©t√© 1940, elle ne compte plus qu’une centaine d’habitants dont les membres de la Croix Rouge de Paris. Un pont de bois est ouvert √† la circulation le 15 septembre 1940, et les troupes allemandes s’installent dans la caserne du quartier Bossut, abandonn√©e par le 1er r√©giment de dragons (1 RD). Durant quatre ans, Pontoise vit, comme toute la France, √† l’heure des restrictions (moins durement n√©anmoins qu’√† Paris puisque la ville est plus campagnarde), du couvre-feu √† 22 heures, de la presse soumise et du bruit de bottes des troupes d’occupation, surtout dans le quartier Saint-Martin.

L’hiver 1941-1942 est particuli√®rement rude¬†: l’Oise est enti√®rement gel√©e. Cette ann√©e-l√†, des r√©sistants sont arr√™t√©s et ex√©cut√©s ou d√©port√©s. La ville est de nouveau bombard√©e avant la Lib√©ration, cette fois par les alli√©s, essentiellement par des bombardiers anglais type Lancaster, afin de d√©truire les ponts sur l’Oise, routier et ferroviaire, les 9 et 14 ao√Ľt 1944, pour freiner voire couper la retraite des troupes allemandes et les obliger √† remonter vers la Belgique le long de la rive droite de l’Oise, plut√īt que de renforcer les effectifs allemands autour de Paris devant appliquer les ordres d’Hitler¬†: d√©truire la capitale fran√ßaise avant d’√©vacuer vers l’est pour d√©fendre les Vosges et les fronti√®res du III Reich. Aucun de 2 ponts ne sera touch√©, contrairement aux habitations tout au long de l’Oise sur les 2 rives. La ville est finalement lib√©r√©e le 30 ao√Ľt[a 14].

Apr√®s la guerre, le comit√© de Lib√©ration rebaptise plusieurs rues afin de rendre hommage aux victimes de l’occupation allemande¬†: l’impasse du Coll√®ge est renomm√©e impasse Chabanne, la rue Basse devient rue Pierre-Butin, le boulevard d’Ennery devient le boulevard Jacques-T√™te, la rue de l’√Čp√©e devient la rue Marcel-Rousier, et la Grande-Rue est renomm√©e Alexandre-Prachay, d√©put√© communiste de la ville arr√™t√© et d√©c√©d√© en 1943. D’autres r√©sistants disparus sont √©galement honor√©s, notamment Lucien Francia, √Čric de Martimprey et Jean-Paul Soutumier. Le boulevard des Foss√©s devient √©galement le boulevard Jean-Jaur√®s, afin de ¬ę¬†rendre hommage au grand tribun¬†¬Ľ. Enfin, le quartier du pont est reconstruit dans un style √©voquant les bords de Loire et le nouveau pont routier est inaugur√© en 1947. La ville retrouve une nouvelle prosp√©rit√©¬†: la population de la ville double entre 1945 et la fin du si√®cle avec la construction de nouveaux quartiers au nord de la ville. De 1954 √† 1958, le quartier des Cordeliers sort de terre¬†: de 1948 √† 1962, 1¬†200¬†logements sont construits.

En 1968 avec la cr√©ation du d√©partement du Val-d’Oise, Pontoise devient la ville Pr√©fecture du nouveau d√©partement, le si√®ge d’un √©v√™ch√© en 1966, et conna√ģt donc un essor administratif et commercial remarquable. Elle devient ensuite le centre de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, aux c√īt√©s du village de Cergy. La ville continue √† se d√©velopper jusque dans les ann√©es 1980, avec l’apparition de tours de logements HLM sur le Plateau et pr√®s de sa limite avec Cergy gr√Ęce aux nouveaux quartiers de Marcouville, des Louvrais (1965-1972) et enfin des Larris. La croissance de la ville se poursuit entre le plateau Saint-Martin et Cergy. En effet, il est pr√©vu de lotir les treize hectares de la caserne Bossut, qui n’assure plus de fonction militaire. Les terrains ont √©t√© c√©d√©s √† la communaut√© d’agglom√©ration pour un vaste plan d’am√©nagement et d’urbanisation qui devrait durer une dizaine d’ann√©es √† partir de 2008.

La ville appartient √† l’unit√© urbaine et √† l’aire urbaine de Paris.

Ant√©rieurement √† la loi du 10 juillet 1964, la commune faisait partie du d√©partement de Seine-et-Oise. La r√©organisation de la r√©gion parisienne en 1964 fit que la commune appartient d√©sormais au d√©partement du Val-d’Oise et √† son arrondissement de Pontoise, apr√®s un transfert administratif effectif au . Bien que la ville soit officiellement le chef-lieu du d√©partement, la pr√©fecture et le conseil d√©partemental ont leur si√®ge dans la commune voisine de Cergy.

L’arrondissement de Pontoise existait d√©j√† lorsque la ville √©tait chef-lieu d’arrondissement de Seine-et-Oise. Toutefois, la sous-pr√©fecture a cess√© son activit√© √† Pontoise en 2016.

Pour l’√©lection des d√©put√©s, la ville fait partie de la premi√®re circonscription du Val-d’Oise.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Pontoise. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est désormais le bureau centralisateur, est modifié, passant de une à 32 communes.

La pr√©sence d’une Cour de Justice √† Pontoise remonte √† l’Ancien R√©gime (exil du Parlement de Paris). On trouve √† Pontoise plusieurs juridictions¬†: un tribunal judiciaire, un tribunal de commerce, un tribunal administratif et un conseil de prud’hommes. Un nouveau palais de justice a ouvert ses portes le 11 octobre 2006.

√Ä proximit√©, la maison d’arr√™t situ√©e √† Osny a √©t√© mise en service en 1990¬†; elle remplace l’ancienne prison de Pontoise, consid√©r√©e comme la plus v√©tuste de France avant sa fermeture d√©finitive. Le Barreau de Pontoise, l’un des plus importants de France, fut constitu√© en 1887.

La ville est membre de la communaut√© d’agglom√©ration de Cergy-Pontoise.

Politiquement, Pontoise est une commune oscillant entre droite et gauche en fonction des consultations √©lectorales. Le maire Philippe Houillon (UMP) a pris la suite de Jean-Michel Rollot (PS) en 2001. Il est reconduit √† l’issue du premier tour des √©lections municipales de mars 2008 avec 52,18¬†% des voix.

√Ä l‚Äô√©lection pr√©sidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en t√™te Jacques Chirac avec 19,5¬†%, suivi de Lionel Jospin avec 17,3¬†%, Jean-Marie Le Pen avec 15,4¬†%, puis Fran√ßois Bayrou avec 7,6¬†%, No√ęl Mam√®re avec 7,1¬†%, Jean-Pierre Chev√®nement avec 6,8¬†%, Arlette Laguiller avec 4,8¬†% aucun autre candidat ne d√©passant le seuil des 4¬†%. Au second tour, les √©lecteurs ont vot√© √† 84,1¬†% pour Jacques Chirac contre 15,9¬†% pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d‚Äôabstention de 19,7¬†%, r√©sultat proche des tendances nationales (respectivement 82,21¬†% et 17,79¬†%¬†; abstention 20,29¬†%).

Au r√©f√©rendum sur le trait√© constitutionnel pour l‚ÄôEurope du , les Pontoisiens ont approuv√© √† une courte majorit√© la Constitution Europ√©enne, avec 51,98¬†% de Oui contre 48,02¬†% de Non avec un taux d‚Äôabstention de 34,16¬†% (France enti√®re¬†: Non √† 54,67¬†%¬†; Oui √† 45,33¬†%). Ces chiffres sont contraires √† la tendance d√©partementale du Val-d’Oise (Non √† 53,47¬†%¬†; Oui √† 46,53¬†%) mais proches des r√©sultats franciliens (Oui 53,99¬†%¬†; Non 46,01¬†%).

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 30,70 %, suivi par Ségolène Royal avec 29,73 %, François Bayrou avec 20,56 %, Jean-Marie Le Pen avec 7,48 %, enfin Olivier Besancenot avec 3,74 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy à une très courte majorité avec 50,36 % contre 49,64 % pour Ségolène Royal (résultat national : respectivement 53,06 et 46,94 %).

√Ä l’√©lection municipale de mars 2008, la liste ¬ę¬†Pontoise 2008¬†: une volont√© partag√©e¬†¬Ľ conduite par le maire sortant Philippe Houillon obtient au premier tour, avec un taux de participation de 53,47¬†%, 4¬†400¬†suffrages pour 52,18¬†% des suffrages exprim√©s. En l’absence de second tour, la liste obtient le 9 mars 2008 vingt-sept si√®ges de conseillers municipaux, pour cinq √† la liste ¬ę¬†Pontoise Ensemble¬†¬Ľ conduite par Didier Peyrat, deux √† la liste ¬ę¬†Pontoise 2008-2014¬†¬Ľ et un √† la liste ¬ę¬†Pontoise √† gauche vraiment¬†!¬†¬Ľ¬†¬Ľ.

Le maire est réélu dès le 1 tour lors des municipales de 2014[52].

Lors des √©lections municipales de 2020, il ne se repr√©sente pas et deux de ses maires-adjoints, St√©phanie Von Euw et G√©rard Seimbille, s’opposent dans ce scrutin. Au second tour, la liste de St√©phanie Von Euw, soutenue par le maire sortant, obtient la majorit√© absolue des suffrages exprim√©s, avec 50,15%, devan√ßant largement les listes men√©es par G√©rard Seimbille (DVD, 27,11¬†%) et Sandra Nguyen D√©rosier (union de la gauche, 22,74¬†%), lors d’un scrutin marqu√© par 70,22¬†% d’abstention[54].

La municipalité de Pontoise a conclu trois jumelages avec :

Avec environ 10¬†000¬†habitants au XIV¬†si√®cle, Pontoise a √©t√© √† la fin du Moyen √āge une des villes les plus importantes du royaume. Apr√®s un long d√©clin cons√©cutif √† la guerre de Cent Ans, √† la perte de sa position militaire strat√©gique d’avant-poste face √† la Normandie et √† l’abandon de la ville par les rois de France, Pontoise a r√©amorc√© une lente progression d√©mographique gr√Ęce √† l’arriv√©e du chemin de fer, en 1846 sur la rive gauche de l’Oise √† Saint-Ouen-l’Aum√īne et en 1863 √† Pontoise m√™me. Apr√®s une chute de population li√©es aux nombreuses destructions des bombardements de 1944, la ville a connu une progression spectaculaire au d√©but des ann√©es 1970 apr√®s son int√©gration √† la ville nouvelle de Cergy-Pontoise et sa promotion en tant que chef-lieu du nouveau d√©partement du Val-d’Oise. Elle a ainsi gagn√© pr√®s de 10¬†000¬†habitants entre 1968 et 1975, avant de conna√ģtre une stagnation depuis cette date, l’ensemble du territoire communal √©tant urbanis√©, et les nouvelles constructions ne compensant que la diminution du nombre de personnes par foyer, ph√©nom√®ne global dans le monde occidental.


L’√©volution du nombre d’habitants est connue √† travers les recensements de la population effectu√©s dans la commune depuis 1793. √Ä partir de 2006, les populations l√©gales des communes sont publi√©es annuellement par l’Insee. Le recensement repose d√©sormais sur une collecte d’information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d’une p√©riode de cinq ans. Pour les communes de plus de 10¬†000¬†habitants les recensements ont lieu chaque ann√©e √† la suite d’une enqu√™te par sondage aupr√®s d’un √©chantillon d’adresses repr√©sentant 8¬†% de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement r√©el tous les cinq ans,

En 2019, la commune comptait 32¬†405 habitants, en augmentation de 8,65¬†% par rapport √† 2013 (Val-d’Oise¬†: +4,6¬†%, France hors Mayotte¬†: +2,17¬†%).

La pyramide des √Ęges de Pontoise montre une lente mutation d√©mographique de la ville entre 1990 et 1999 avec l’accroissement significatif de la part des adultes et le recul du nombre de jeunes.

Conform√©ment √† la r√©gion √éle-de-France dans son ensemble, Pontoise voit la part des enfants (moins de 15 ans) diminuer avec une baisse de 2 points entre les deux recensements de 1990 et 1999. Ces valeurs restent presque conformes √† la part des moins de quinze ans dans la r√©gion (19,1¬†% des hommes et 17,7¬†% des femmes √† Pontoise contre respectivement 19,9¬†% et 17,9¬†% dans la r√©gion). Mais contrairement √† la tendance r√©gionale, la part des 15 √† 29 ans reste importante, m√™me si elle a l√©g√®rement recul√© depuis 1990. La part des 45 √† 59 ans en revanche a fortement augment√© dans la ville, plus encore que la tendance globale r√©gionale. La tranche des plus de 60 est quant √† elle tout √† fait conforme √† la r√©gion, tant en proportion qu’en progression,.

Vingt-trois √©tablissements scolaires publics dispensent l‚Äôenseignement √† Pontoise¬†: neuf √©coles maternelles, neuf √©coles primaires, trois coll√®ges¬†: Chabanne, Nicolas-Flamel (anciennement coll√®ge des Louvrais) et Parc-aux-Charrettes (RRS) et deux lyc√©es g√©n√©raux et techniques (lyc√©e Pissarro¬†(en) et Kastler¬†(en)) pr√©parant √©galement au BTS ainsi qu‚Äôaux concours d‚Äôentr√©e aux Grandes √Čcoles (maths sup et maths sp√©, commerce).

La ville compte par ailleurs quatre établissements privés, l’école primaire Saint-Louis, le collège et lycée privé catholique Saint-Martin-de-France (internat et externat), le collège et lycée catholique Notre-Dame-de-la-Compassion (en) et le collège et lycée Vauban.

La commune rel√®ve de l‚Äôacad√©mie de Versailles. Les √©coles sont sous l’autorit√© de l’Inspection de l’√Čducation Nationale de Cergy Est – Pontoise. La circonscription fait partie du bassin d‚Äô√©ducation et de formation de Pontoise.

Le site Saint-Martin de l’universit√© de Cergy-Pontoise, sp√©cialis√© dans les sciences, est situ√© sur le territoire de la commune. Cr√©√©e en 1991, l’universit√© accueillait un total de 19¬†250¬†√©tudiants sur son campus en 2007.

Foire annuelle en novembre depuis le Moyen √āge, la foire Saint Martin est aujourd’hui devenue une f√™te foraine. Elle a traditionnellement pour sp√©cialit√©s culinaires le hareng, qui √©tait amen√© facilement de Dieppe par la route Dieppe-Paris qui traverse Pontoise, et le ginglet, vin produit autrefois dans Cergy-Pontoise, aujourd’hui aux alentours. Une foire commerciale se d√©roule √©galement √† la m√™me p√©riode dans le Parc des Expositions de Cergy-Pontoise. En 2008, la foire voit sa 838¬†√©dition.

Le Parc des expositions avec la Halle Saint-Martin se trouve √† Pontoise sur l’ancienne chauss√©e Jules C√©sar, lieu de plusieurs salons r√©gionaux et √©galement le Salon national de l’humanitaire.

Le th√©√Ętre des Louvrais (L’Apostrophe, sc√®ne nationale) a √©t√© inaugur√© en 1974. D√©truit par un incendie criminel lors des √©meutes urbaines de novembre 2005, le th√©√Ętre a rouvert ses portes en mars 2007.

Depuis 1986, le Festival Baroque de Pontoise propose des interprétations des grands compositeurs des XVII et XVIIIe siècles. Le festival se tient chaque année en septembre et octobre, son directeur est Pascal Bertin.

Depuis 2002, Piano Campus est ¬ę¬†La¬†¬Ľ grande f√™te du piano en R√©gion Ile-de-France. La ville de Pontoise et la Communaut√© d‚ÄôAgglom√©ration de Cergy-Pontoise deviennent, le temps d‚Äôun hiver, la capitale francilienne du piano avec un Piano Campus Festival consacr√© aux jeunes talents et un concours international. Les objectifs de Piano Campus sont pluriels¬†: offrir des concerts gratuits de qualit√© sur tout le territoire du Val d‚ÄôOise, d‚ÄôIle-de-France et hors-les-murs, participer au projet d‚Äô√©ducation musicale et de d√©mocratisation (sensibilisations pour les scolaires, coll√©giens, lyc√©ens, √©tudiants, avec distribution gratuite de CD), aider les jeunes pianistes gr√Ęce √† des formations r√©guli√®res (Masterclasses, cours d‚Äôinterpr√©tation) et participer √† leur¬† insertion professionnelle gr√Ęce au concours international cl√īturant Piano Campus en les invitant au Piano Campus Festival ainsi que dans les saisons et festivals partenaires.

Pontoise compte une piscine dans le quartier des Louvrais et sept autres sont situ√©es dans les communes voisines. Une patinoire se situe sur le parvis de la Pr√©fecture √† Cergy. La ville poss√®de en outre de nombreuses installations¬†: un boulodrome, trois gymnases, une salle de danse, un terrain de tir √† l’arc, un stand de tir, un complexe sportif et un hall omnisports et quatre stades dont un consacr√© au rugby.

La base de loisirs de Cergy-Pontoise occupe une surface de 250¬†hectares dont 150 en plans d’eau, au centre de la boucle de l’Oise √† Cergy et Neuville-sur-Oise. Elle permet la pratique de nombreux sports et loisirs, planche √† voile, baignade, tennis, badminton, parcours de mini-golf‚Ķ tout comme la simple promenade. Un stade d’eau vive, unique en Europe, et un t√©l√©ski nautique permettent la pratique du rafting, kayak, wakeboard et autres sports de glisse. Trois parcours de golfs sont situ√©s √† Vaur√©al, Jouy-le-Moutier et Saint-Ouen-l’Aum√īne.

Parmi les √©quipes et clubs, on peut citer le Hockey Club de Cergy-Pontoise (hockey sur glace), l’Entente Cergy Osny Pontoise BB (basket-ball), le Judo Club de Pontoise, le RCACP (Racing club de l’agglom√©ration de Cergy-Pontoise), et surtout le Tennis Club de Pontoise ou le club de tennis de table de l’AS Pontoise-Cergy TT qui devient champion d’Europe en 2014 et en 2016 et champion de France en 2015 et 2016.

Pontoise accueille le plus important centre hospitalier du d√©partement, l’h√īpital Ren√©-Dubos. Il est l’h√©ritier de l’ancien H√ītel-Dieu de Pontoise situ√© sur les bords de l’Oise, d√©truit par un bombardement en 1940. En 2002, l’h√īpital a enregistr√© 35¬†000¬†hospitalisations, 257¬†000¬†consultations, 87¬†000¬†passages aux urgences, 133¬†000¬†appels au SAMU et 3¬†328¬†naissances. Le centre hospitalier est dot√© d’un budget annuel global d√©passant 150 millions d’euros et emploie 2¬†700¬†salari√©s. Il a √©t√© plusieurs fois class√© parmi les cinquante meilleurs h√īpitaux de France,. Une nouvelle maternit√© a ouvert ses portes en 2006 (class√©e en niveau 3 de soins)[73].

La ville possède également deux maisons de retraite.

La presse locale est constitu√©e de plusieurs publications¬†: outre le magazine municipal Pontoise infos, compl√©t√© par une lettre municipale d’information mensuelle qui rappelle les travaux de voirie ou les dates de r√©unions publiques par exemple, la communaut√© d’agglom√©ration diffuse un magazine gratuit Douze comme une, jeu de mot autour du nombre de communes composant cette communaut√©.

La ville renferme les si√®ges des journaux La Gazette du Val-d’Oise et L‚Äô√Čcho r√©gional, le si√®ge d√©partemental du journal Le Parisien se situant dans la ville voisine de Cergy.

La cha√ģne de t√©l√©vision d√©partementale VOtv, financ√©e essentiellement par le Conseil g√©n√©ral, a ses studios dans les b√Ętiments de l’universit√© Saint-Martin de Pontoise. Elle a √©t√© diffus√©e de la Tour Eiffel dans le cadre des exp√©rimentations de diffusion de t√©l√©visions locales. Elle est actuellement disponible en partage de temps d’antenne sur T√©lif, rassemblement de t√©l√©visions locales d’√éle-de-France diffus√© par satellite, sur les r√©seaux c√Ębl√©s de Numericable et via l’ADSL.

Deux radios locales √©mettent sur l’ensemble de la ville nouvelle, RGB (99.2 FM) et la radio √©tudiante REVE FM (89.6 FM); toutes deux diffusent leurs programmes de Cergy.

Une association g√®re le site 95degres.net qui pr√©sente l’agenda culturel de Cergy-Pontoise et ses environs.

Les fid√®les de la paroisse sont accueillis √† la cath√©drale Saint-Maclou, √† l’√©glise Notre-Dame et √† l’√©glise Saint-Pierre des Louvrais. La paroisse de Pontoise rel√®ve du doyenn√© et du dioc√®se de Pontoise.

La chapelle Saint-Mathias¬†: acquise en 1981, agrandie et embellie en 1999, elle fut b√©nie par Bernard Fellay le 16 janvier 2000. Ouverte relativement r√©cemment, elle b√©n√©ficie cependant de boiseries anciennes pour le chŇďur mais aussi d’un autel et d’un vitrail datant tous du XIXe¬†si√®cle.

Parmi les autres lieux de culte de la ville, existent le couvent des Carm√©lites de Pontoise, la mosqu√©e de Pontoise et l’√©glise √©vang√©lique.

Pontoise abrite de nombreuses fonctions administratives et eccl√©siastiques (tribunal, sous-pr√©fecture, √©v√™ch√©, cath√©drale, √©glises‚Ķ) malgr√© le d√©part de certains services publics, d√©sormais situ√©s √† Cergy¬†: succursale de la Banque de France, Tr√©sor public. Elle a aussi une d√©l√©gation de la Chambre de commerce et d’industrie de Versailles-Val-d’Oise-Yvelines pour le Val d’Oise.

Le caract√®re provincial de la ville a attir√© de nombreuses professions lib√©rales, √† commencer par les avocats, autour d’une des dix premi√®res cit√©s judiciaires de France. En revanche, elle poss√®de peu de si√®ges sociaux, bien que 770 entreprises aient √©t√© recens√©es √† Pontoise en 2005.

Le centre hospitalier r√©gional Ren√©-Dubos est l’h√©ritier de l’ancien H√ītel-Dieu de Pontoise. Il emploie pr√®s de 400 m√©decins et plus de 2300 agents hospitaliers, constituant le premier employeur public de l’agglom√©ration de Cergy-Pontoise,. Quant √† la clinique Sainte-Marie, fond√©e √† Pontoise en 1930 par le Docteur Breton, elle a √©t√© transf√©r√©e √† Osny en 2005. La plupart des m√©decins sp√©cialistes exer√ßant leur activit√© en centre-ville consultent dans l’un ou l’autre des deux √©tablissements.

Le commerce de d√©tail est bien repr√©sent√© dans le centre ancien (alimentation, √©quipement de la maison, √©quipement de la personne) mais sa p√©rennit√© n’est pas acquise. La reprise des commerces √† la suite des d√©parts en retraite n’est pas syst√©matique. Les march√©s de Pontoise sont tr√®s fr√©quent√©s (cinq jours de march√© par semaine en diff√©rents endroits de la ville, le plus important se d√©roulant le samedi matin depuis le Moyen √āge).

Un centre commercial de proximit√© int√©grant plusieurs petits commerces et un supermarch√© (enseigne Ed) est situ√© dans le quartier des Louvrais. Un centre commercial, beaucoup plus vaste (hypermarch√© E.Leclerc) se situe aux limites de la ville, au lieu-dit la Croix-Saint-Sim√©on √† Osny. Deux autres grands centres commerciaux sont situ√©s dans les villes voisines et concurrencent durement le petit commerce pontoisien¬†: le plus important, en taille et en fr√©quentation, est constitu√© par le centre commercial r√©gional les 3 Fontaines √† Cergy¬†; on trouve √©galement la zone commerciale de l’Oseraie qui poursuit son d√©veloppement autour de l’hypermarch√© Auchan et du magasin Leroy Merlin.

Avec l’obtention du label ¬ę¬†ville d’art et d’histoire¬†¬Ľ, la municipalit√© mise sur le d√©veloppement du tourisme (tourisme fluvial, d√©couverte du patrimoine b√Ęti et souterrain).

En 1999, 29,3¬†% des actifs pontoisiens ayant un emploi travaillaient dans la commune. Ce chiffre relativement √©lev√© pour la r√©gion a n√©anmoins l√©g√®rement recul√© de 3,7 points entre 1990 et 1999. Mais pr√®s d’un tiers des actifs travaillaient hors du d√©partement, essentiellement √† Paris et dans les Hauts-de-Seine.

La voiture particuli√®re reste le moyen de transport privil√©gi√© des d√©placements domicile-travail puisqu’elle repr√©sentait 48,9¬†% des d√©placements en 1999 contre 24,7¬†% pour les transports en commun et 10,1¬†% pour la marche √† pied.

Le taux de ch√īmage √©tait sup√©rieur √† la tendance nationale avec 12,6¬†% en 2014 (moyenne nationale :10,4¬†% en 2014).

En 2010, le revenu fiscal m√©dian par m√©nage √©tait de 29¬†145¬†‚ā¨, ce qui pla√ßait Pontoise au 15585 rang parmi les 31¬†525 communes de plus de 39 m√©nages en m√©tropole[77]. En 2015, 102 redevables pontoisiens √©taient soumis √† l‚Äôimp√īt de solidarit√© sur la fortune (ISF), pour un patrimoine moyen de 2¬†399¬†749¬†‚ā¨ et 9¬†531¬†‚ā¨ de contribution en moyenne.

Les professions intermédiaires sont très représentées à Pontoise avec 27,3 % des actifs (contre 25,6 % en moyenne régionale et 23,1 % en moyenne nationale). Mais ce sont les employés qui sont les plus représentés, avec 32,3 % des habitants de la commune (contre 29,5 % en Île-de-France et 28,8 % en France). Les ouvriers représentent quant à eux que 19,8 % des actifs de la commune (16,5 % en région Île-de-France et 25,6 % en France). Les cadres et professions intellectuelles représentent 17,0 % des Pontoisiens (contre 13,1 % en moyenne en France et 22,8 % en moyenne régionale). Les agriculteurs représentent 0,1 % des actifs de la ville.

Le taux de Pontoisiens ayant suivi des études supérieures avec 24,3 % est supérieur à la moyenne nationale (18,1 %) mais nettement inférieur à la moyenne régionale (28,1 %).

Pontoise est signataire d’une convention ¬ę¬†Ville d’art¬†¬Ľ depuis 1978. En raison de la richesse de son patrimoine et des efforts pour le mettre en valeur, elle a obtenu le 30 mars 2006 le label Ville d’art et d’histoire.

La ville poss√®de de nombreux monuments historiques class√©s ou inscrits. Une partie de son territoire constitue un site inscrit (le mont B√©lien et le quartier de l’Hermitage) et le site du ch√Ęteau et parc de Marcouville, est class√©. Le classement du centre-ville en zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) a √©t√© mis √† l’√©tude en 1998, ce projet, d√©j√† mis en Ňďuvre dans la commune voisine d’Auvers-sur-Oise, pourrait aboutir avant 2010,[Passage¬†√†¬†actualiser]. Le cimeti√®re de Pontoise abrite plusieurs s√©pultures de personnalit√©s.

Pontoise compte douze monuments historiques sur son territoire, deux classés et dix inscrits, dont deux sont des caves médiévales sous des maisons privées, non ouvertes à la visite même lors des Journées du patrimoine.

Pontoise poss√®de de nombreux jardins priv√©s et potagers, ainsi que cinq parcs et jardins publics. S’y ajoute un r√©seau de 15¬†km de sentes rurales se faufilant entre les propri√©t√©s priv√©s et permettant de d√©couvrir les espaces naturels, nombreux √† proximit√© du centre-ville. Les sentes peuvent avoir quelques dizaines de m√®tres de longueur seulement, voire atteindre plusieurs kilom√®tres. La plupart se concentrent dans les quartiers semi-ruraux de l’Hermitage et du Chou, au nord, ainsi que pr√®s des bords de la Viosne, √† l’ouest du centre-ville pr√®s de la voie ferr√©e. L’h√ītel de Verville et l’h√ītel de Monthiers poss√®dent de remarquables jardins priv√©s. On peut citer √©galement les jardins familiaux de l’Hermitage, potagers immortalis√©s par Camille Pissarro, des P√Ętis ou le Clos des Anglaises (quartier Saint-Martin). Pontoise poss√®de par ailleurs des vignes, le vignoble de la commune de Saint-Martin.

Pontoise poss√®de un important r√©seau de caves et souterrains. Le Mont B√©lien, sur lequel l’ancien ch√Ęteau de Pontoise avait √©t√© √©difi√©, est un √©peron de calcaire. L’extraction du mat√©riau n√©cessaire √† la construction a laiss√© de nombreuses caves et carri√®res du XII au XVIe¬†si√®cle¬†: ¬ę¬†carri√®re du Ch√Ęteau¬†¬Ľ, le ¬ę¬†port souterrain¬†¬Ľ, la ¬ę¬†glaci√®re¬†¬Ľ, la ¬ę¬†cave des Moineaux¬†¬Ľ, la chapelle souterraine du presbyt√®re, etc. On peut visiter ces souterrains lors des journ√©es europ√©ennes du patrimoine, au mois de septembre, ou sur rendez-vous aupr√®s de l’office de tourisme de Pontoise (visite chaque dimanche).

La ville compte trois biblioth√®ques¬†: une centrale en centre-ville (Guillaume-Apollinaire) qui met √† disposition 67¬†500¬†documents sur 1¬†600¬†m, et deux annexes de quartier aux Louvrais et Marcouville. La biblioth√®que centrale, qui occupe son emplacement rue Alexandre-Prachay depuis 1988, poss√®de un fonds patrimonial riche de 16¬†000¬†documents, dont des incunables du XVe¬†si√®cle, ce qui en fait le plus important du d√©partement. Il fut constitu√© par les diverses saisies r√©volutionnaires, en particulier dans les √©tablissements monastiques, et par des dons d’√©rudits locaux au XIX et XXe¬†si√®cle, comme M. Ernest Mallet, maire de Pontoise et pr√©sident de la soci√©t√© historique qui l√©gua toute sa biblioth√®que personnelle et sa fortune √† la municipalit√© afin d’√©difier un b√Ętiment digne de ce nom pour accueillir les fonds historiques. Les biblioth√®ques comptent 5¬†800¬†usagers en 2006 dont 3¬†660¬†Pontoisiens. Dot√©es d’un budget annuel d’acquisition de 91¬†000¬†euros, elles ach√®tent en moyenne 4¬†500¬†documents par an.

La Soci√©t√© historique et arch√©ologique de Pontoise, du Val-d’Oise et du Vexin, a √©t√© fond√©e en 1877. Son si√®ge, situ√© rue de la Roche, pr√®s de l’h√ītel de ville, abrite une riche biblioth√®que. Un bulletin et un tome de M√©moires r√©unissant des articles sur Pontoise et sa r√©gion sont publi√©s chaque ann√©e.

Pontoise offre une vie culturelle assez active, m√™me si celle-ci peut appara√ģtre comme peu dynamique. Avec l’obtention en 2006 du statut de ville d’art et d’histoire, elle poss√®de de nombreux projets afin de devenir un p√īle incontournable du d√©partement.

La ville a attir√© les peintres d√®s le XVII¬†si√®cle¬†: on peut citer Isra√ęl Silvestre pour ses vues m√©di√©vales, Louis-Gabriel Moreau ou Claude Chastillon pour ses gravures. La vue privil√©gi√©e est celle de l’autre rive, qui permet une repr√©sentation globale de la ville dominant l’Oise. Mais ces repr√©sentations ont essentiellement pour but de mettre en avant les caract√©ristiques religieuses et militaires de la cit√©.

Au XIX¬†si√®cle, la ville perd la plupart de ses symboles architecturaux et sa repr√©sentation √©volue vers celle des paysages pittoresques. Turner, le grand peintre anglais la peint sous cet angle. Durant les ann√©es 1850, Adolphe d’Hastrel est le premier √† repr√©senter les monuments remarquables de la ville, mais les Ňďuvres produites sont soumises aux commandes du public et le style reste acad√©mique.

C’est √† partir de l’arriv√©e de Camille Pissarro en 1866 que Pontoise devient un lieu majeur de l’histoire de l’art et l’une des capitales du mouvement impressionniste. De nombreux peintres se sont inspir√©s de la ville et de sa r√©gion pour la cr√©ation de paysages. Camille Pissarro y s√©journe √† partir de 1866, puis s’y installe en 1872 jusqu’en 1884. Pontoise repr√©sente pour lui une ville accessible gr√Ęce au nouveau chemin de fer, aux loyers suffisamment mod√©r√©s et surtout vierge sur le plan artistique. En effet, pour un paysagiste, peindre un site d√©j√† arpent√© par un grand ma√ģtre en fait devenir un disciple. N√©anmoins, l’influence de Daubigny, son voisin d’Auvers, se fait parfois sentir dans certaines toiles. En pr√®s de dix-huit ans, il r√©alise plus de trois-cents toiles et de nombreuses gravures et dessins. Pissarro ne recherche jamais le pittoresque, il ne fait jamais directement figurer un monument ou lieu original, ou uniquement en second plan. La nature n’est plus repr√©sent√©e avec une influence romantique, le peintre choisit des perspectives repr√©sentant la r√©alit√©, la vie paysanne, l’industrie. Au cours des ann√©es 1870, un groupe informel se forme autour de Pissarro, compos√© d’Armand Guillaumin, Paul C√©zanne, √Čdouard B√©liard, Ludovic Piette puis le Pontoisien Louis Hayet, camarade de son fils Lucien.

Ludovic Piette s√©journe chez Pissarro √† plusieurs reprises de 1874 √† 1877. Contrairement au ma√ģtre, il repr√©sente de nombreuses sc√®nes pittoresques de la ville, dont les march√©s, qu’il aborde sous une perspective plus globale afin de mettre en avant la dimension sociale des lieux. Le sujet prime sur l’art, au contraire des impressionnistes.

Pissarro collabore de 1872 √† 1881 avec Paul C√©zanne, qui s’installe pendant un an et demi √† Saint-Ouen-l’Aum√īne puis √† Auvers-sur-Oise. Ce travail commun est d’une grande richesse pour les deux peintres. Pissarro invite C√©zanne √† adh√©rer √† l’impressionnisme, √† peindre sur le motif, en plein air. Les sujets communs sont trait√©s de mani√®re tr√®s diff√©rente¬†: tandis que C√©zanne peint par aplats de couleurs et simplifie le dessin, Pissarro recherche la fragmentation de la lumi√®re, ce qui le m√®nera plus tard vers le pointillisme incarn√© par Georges Seurat. En 1879, Paul Gauguin arrive √† Pontoise, ce qui inaugure une nouvelle collaboration. Mais plus jeune et moins avanc√© sur le plan artistique, il se dit √©l√®ve du ma√ģtre.

Mais des difficult√©s financi√®res obligent Pissarro √† quitter la ville au d√©but de 1884 pour √Čragny-sur-Epte, au nord de Gisors. Il √©crit √† Claude Monet¬†: ¬ę¬†… je suis oblig√© de quitter Pontoise √† mon grand regret, ne trouvant plus une maison, bien situ√©e et dans des prix modestes. √Ä mon grand regret, car selon moi, Pontoise, √† tous les points de vue, me convenait¬†; mais je pense que vous pouvez trouver votre affaire, pouvant payer un loyer plus √©lev√©¬†¬Ľ.

D’autres artistes ont habit√© ou travaill√© dans la r√©gion tels que Georges William Thornley √† Osny, Vincent van Gogh, Maurice de Vlaminck, Otto Freundlich, Paul Denari√© et beaucoup d’autres √† Auvers-sur-Oise.

Plusieurs √©coles de musiques existent sur la ville. Citons l’√©cole de musique Harmonia, l’Accord√©on club de Pontoise, l’association Sophie Legris et Plan√®te musique. L’orchestre d’harmonie de Pontoise existe depuis 1862.

Le cin√©ma a fait son apparition √† Pontoise en 1899 lors de la foire Saint-Martin. les s√©ances de cin√©ma ont lieu √† la salle des f√™tes durant les ann√©es 1913 √†1929. En 1919, ouvre la premi√®re salle, le ¬ę¬†cin√©ma des Familles¬†¬Ľ, situ√© 16, Grande-Rue (actuelle rue Alexandre-Prachay). De nos jours, la salle de la ville, le cin√©ma Utopia, est un cin√©ma ind√©pendant qui poss√®de les statuts ¬ę¬†Art et Essai¬†¬Ľ et ¬ę¬†Cin√©ma de Recherche¬†¬Ľ.

Les quartiers pittoresques de Pontoise et son c√īt√© ¬ę¬†provincial¬†¬Ľ ont attir√© nombre de r√©alisateurs. Le premier long m√©trage tourn√© dans la ville est Toute la ville accuse en 1955, un film de Claude Boissol avec Jean Marais. En 1959, c’est La Verte Moisson de Fran√ßois Villiers, puis La Fianc√©e du pirate en 1969. Plus r√©cemment, le film P.R.O.F.S. en 1985 et La Gitane en 1986 de Philippe de Broca font appara√ģtre une calme ville de Province. La difficult√© des tournages √† Paris et la proximit√© de Pontoise et de la campagne du Vexin fran√ßais donnent un v√©ritable coup d’acc√©l√©rateur au nombre de tournages cin√©matographiques. En 1995, Les Allumettes su√©doises de Jacques Ertaud est tourn√© dans la ville, puis Monsieur N., Le Triporteur de Belleville, Un long dimanche de fian√ßailles,¬†etc.

Parmi les autres films, on peut citer¬†: Les Anges gardiens (1995) de Jean-Marie Poir√©, Deux Hommes dans la ville (1973) de Jos√© Giovanni, L’Esprit de famille (1982) de Roland-Bernard, Victoire, ou la Douleur des femmes (2000) de Nadine Trintignant, Les Rivi√®res pourpres 2 (2004) d’Olivier Dahan, Balzac (1999) de Jos√©e Dayan (t√©l√©film), La M√īme (2007) d’Olivier Dahan.

Dans la version fran√ßaise du jeu vid√©o Secret of Evermore, sorti le 18 septembre 1995 aux √Čtats-Unis et le 22 f√©vrier 1996 en Europe sur Super Nintendo et d√©velopp√© par Square USA, la branche am√©ricaine de Squaresoft, l’introduction du jeu s’ouvre sur une ville appel√©e Pontoise juste avant que le h√©ros ne soit t√©l√©port√© dans le monde parall√®le de Perp√©tua. Originellement, le jeu en version am√©ricaine nomme la ville Podunk et le monde parall√®le s’y nomme Evermore.

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Notre entreprise en chiffre

Quelques chiffres sur Richard Couverture

Richard Couverture vous propose de multiples services dans le Val d’Oise (95). D√©couvrez ici quelques chiffres √† propos de notre entreprise.

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Ans d'expériences
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Projets Réalisés
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Toitures Réalisées en 2023
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Entreprises Partenaires
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