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R√©paration de Toiture L’Isle-Adam (95290)

Vous avez rep√©r√© une fuite qui vient de votre toit ? Vos tuiles sont cass√©es et vous cherchez une entreprise de r√©paration de toiture √† L’Isle-Adam ? Richard Couverture s’occupe de tout type de toiture et vous apporte des solutions adapt√©es √† vos probl√®mes de toiture, quel que soit le mat√©riau dans lequel il a √©t√© con√ßu √† L’Isle-Adam dans le Val-d’Oise.

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La Réparation de votre toit reste notre priorité à L'Isle-Adam, 95290

Vous avez trouv√© que votre toiture vieillit √† L’Isle-Adam ? Vous ne connaissez pas comment r√©parer cela ? Vous envisagez des prestations de couverture ? Aucun souci, notre entreprise est le couvreur √† L’Isle-Adam qu‚Äôil vous faudra !

toiture endommagée réparé L'Isle-Adam

Nous réparons tout type de couverture à L'Isle-Adam

Avant d‚Äôeffectuer une remise en √©tat de toit, notre expert en couverture doit commencer par d√©terminer l‚Äôorigine du probl√®me, celle-ci pouvant √™tre vraiment diversifi√©e. Il doit donc r√©aliser un contr√īle visuel de votre rev√™tement par l‚Äôint√©rieur afin de situer les surfaces o√Ļ il manque des ardoises ou tuiles. Ensuite, il se rendra sur votre toit pour un contr√īle plus d√©taill√© de celui-ci. A partir de ce contr√īle, il pourra vous dire quels sont les travaux de r√©novation de toiture √† L’Isle-Adam qu‚Äôil peut effectuer pour garantir son √©tanch√©it√©. Et ensuite, il vous fournira un devis d‚Äôentretien de rev√™tement de toiture √† L’Isle-Adam. En cons√©quence si vous validez, nous pourrons commencer la prestation.

La réparation de toiture à L'Isle-Adam

La r√©paration de toiture peut √™tre compl√®te au cas o√Ļ elle est totalement √† r√©nover. Cela peut se produire au cas o√Ļ elle est trop vieille ou suite √† des fl√©aux naturels. Dans cette derni√®re situation, vous aurez √† recourir √† votre compagnie d‚Äôassurance. Notre √©tablissement de couverture sur L’Isle-Adam
pose un b√Ęchage d‚Äôurgence qui va permettre de prot√©ger votre toit de mani√®re provisoire jusqu‚Äô√† ce qu‚Äôon puisse r√©installer votre toiture int√©gralement.

Dans le cadre d‚Äôune remise en √©tat de toiture dans la ville de L’Isle-Adam
partielle, la remise en état habituelle est la rechange de tuiles que ce soit puisqu’elles se sont enlevées ou puisque d’autres ont été cassées. Le remplacement de tuiles suit une procédure déterminée bien connue par notre professionnel en couverture qui respectera toutes les précautions indispensables pour retirer la pièce à changer et fixer la tuile neuve en la mettant d’une manière parfaite à l’ensemble pour que le tout devienne solide et étanche.
Vous retrouverez au sommet de votre toiture une ligne de tuiles que l‚Äôon appelle fa√ģtage. La modernisation de toit peut toucher ce dernier quand il est ab√ģm√© ou qu‚Äôil qu‚Äôil bouge en cas de vent. Notre artisan couvreur dans la ville de L’Isle-Adam a des solutions √† vous proposer afin que cela ne revienne plus.

Rétablissement des différentes parties sur votre toiture

couvreur sur le toit avec harnais entrain de réparer toit à L'Isle-Adam

Par ailleurs, √† part le remplacement de tuiles, la r√©paration de toiture √† L’Isle-Adam
peut aussi concerner les éléments qui se trouvent sur le toit. Dans ce cadre notre agence de toiture peut faire la rénovation d’une pièce de cheminée, colmater une fuite sur celle-ci ou bien rétablir l’étanchéité lorsque celle-ci est dégradée par une mauvaise connexion entre la fenêtre de toit ou entre des plaques solaires et la tuile. Il entreprendra tous les travaux de zinguerie nécessaires.
Aussit√īt que votre toiture s‚Äôab√ģme, rejoignez notre √©tablissement de rev√™tement de toiture afin que les travaux soient r√©alis√©s au plus vite. Cela vous √©vitera de recevoir une facture de remise en √©tat de toiture sur L’Isle-Adam avec un prix vraiment √©lev√© !

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À propos de L'Isle-Adam

L’Isle-Adam est une ville francilienne du centre nord du Val-d’Oise situ√©e sur la rive gauche de l’Oise √† vingt-cinq kilom√®tres √† vol d’oiseau au nord-nord-ouest des portes de Paris, une dizaine au nord est de Pontoise et trente-cinq au sud de Beauvais. Elle forme avec Parmain, commune voisine de la rive droite de l’Oise, une petite agglom√©ration d’environ 16¬†000¬†habitants. Ses habitants sont appel√©s les Adamois.

Log√©e entre la vall√©e de l’Oise √† l’ouest et, aux trois autres points cardinaux, la for√™t de L’Isle-Adam, la ville a √©t√© le fief puis le lieu de vill√©giature de Prince du sang et de certaines des plus grandes familles de la noblesse fran√ßaise avant de devenir au XIX¬†si√®cle une ville bourgeoise attirant les habitants de Paris et de nombreux artistes. Elle est aujourd’hui un prosp√®re chef-lieu de canton √† l’extr√™me nord de l’aire urbaine de Paris, aux portes du parc naturel r√©gional du Vexin fran√ßais, du Pays de France et de la Picardie.

Le territoire communal fait face, du nord au sud le long de l’Oise, aux communes vexinoises de Champagne-sur-Oise, Parmain, Valmondois et Butry-sur-Oise. Les communes limitrophes des d√©limitations terrestres de L’Isle-Adam sont, quant √† elles, situ√©es autour de la for√™t. Il s’agit de Mours, Presles, Nerville-la-For√™t, Villiers-Adam et M√©riel.

Avec une superficie de 14,94¬†km, L’Isle-Adam est la sixi√®me commune la plus √©tendue du d√©partement, derri√®re les communes vexinoises d’Arronville et Chars[2], alors que la moyenne d√©partementale est de 6,73¬†km. Malgr√© sa population relativement √©lev√©e qui la situe entre Arnouville-l√®s-Gonesse et Fosses (11¬†163¬†habitants √† L’Isle-Adam en 1999 pour 6¬†205 de moyenne par commune dans le d√©partement et 3¬†999 dans l’arrondissement de Pontoise), la densit√© de 756¬†habitants au km¬≤ est inf√©rieure √† la moyenne du Val-d’Oise (887¬†habitants au km¬≤) du fait, d’une part, de la superficie importante de la commune et, d’autre part, de la portion de cette surface occup√©e par la for√™t. Au sein de son canton, pour ce qui est de la population, L’Isle-Adam est la commune la plus peupl√©e et repr√©sente 43¬†% de la population. Pour ce qui est de la superficie, elle en recouvre 27¬†%.

La d√©nivellation entre le point le plus bas de la commune au bord de l’Oise (23¬†m) et le point le plus √©lev√© dans la for√™t (117¬†m) est de 94¬†m√®tres. La ville se pr√©sente comme un plan inclin√© en direction de l’Oise dont le sommet se situe √† l’est dans le massif forestier.

L’Oise borde la commune sur ses limites nord et ouest. Trois √ģles font partie du territoire communal¬†: l’√ģle du Prieur√©, l’√ģle de la Cohue et l’√ģle de la D√©rivation, au niveau de laquelle se situent √©cluse et barrage.

Trois petits ruisseaux affluents de l’Oise traversent √©galement le territoire communal¬†: il s’agit du ru du Bois au nord du centre commercial Le Grand Val, le ru du Vivray √† la sortie sud de la commune, avant le hameau de Stors, et le ru du Vieux Moutiers plus au sud encore, au-del√† du ch√Ęteau de Stors. Aucun cours d’eau ne traverse la for√™t domaniale.

Plusieurs √©tangs et plans d’eau se rencontrent sur le territoire communal, dont notamment l’√©tang des Trois Sources dans le bois de Cassan, les √©tangs de la Garenne, les mares et plans d’eau du parc de Cassan, un plan d’eau dans la for√™t au nord du domaine des Forgets et un autre dans le domaine du Vivray, aliment√© par le ru du m√™me nom. Enfin, divers petits points d’eau se trouvent autour du Grand Val et aux alentours du golf des Vanneaux.

La commune est aliment√©e en eau par la station de traitement de Cassan, situ√©e sur la commune et g√©r√©e par la soci√©t√© Lyonnaise des eaux. L’eau potable de L’Isle-Adam est de tr√®s bonne qualit√© bact√©riologique, contenant peu de nitrates, dure mais peu fluor√©e. L’eau distribu√©e √† L’Isle-Adam est d’origine souterraine[4].

La situation g√©ographique de L’Isle-Adam rend la commune particuli√®rement vuln√©rable √† des risques naturels¬†: d’anciennes zones de carri√®res se situent dans le sous-sol et constituent des risques d’effondrement en milieu urbain (au hameau de Stors, en lisi√®re de for√™t ou aux environs du ch√Ęteau des Forgets). En revanche, la commune n’est soumise √† aucun risque de mouvement de terrain li√© √† la dissolution du gypse (risque courant dans le Val-d’Oise). Plus important cependant, la plaine alluviale est √† risque d’inondation cons√©cutif √† une crue de l’Oise. Potentiellement, des zones b√Ęties des abords de la rivi√®re peuvent √™tre inond√©es subitement en cas de crue¬†: il s’agit des √ģles habit√©es, du secteur de la plage et des zones commerciales et d’habitation au sud du centre les plus proches des berges.

La commune ne comprend qu’un seul site recens√© dans la base de donn√©es du minist√®re de l’√©cologie relative aux sites et sols pollu√©s (ou potentiellement pollu√©s) appelant une action des pouvoirs publics, √† titre pr√©ventif ou curatif (BASOL). Il s’agit d’une ancienne usine de production de gaz par distillation de la houille, d√©molie en 1965 et utilis√©e de 1936 √† 1967 comme simple station gazom√©trique. Le site est situ√© en bord de rivi√®re. Il est consid√©r√© comme ¬ę¬†√† surveiller¬†¬Ľ selon une √©tude de Gaz de France, son actuel propri√©taire (qui ne l’a jamais exploit√©). Un impact n√©gatif sur les eaux souterraines et les sols li√© √† l’existence du site a √©t√© observ√©. Des premiers travaux de traitement ont √©t√© effectu√©s en 1998 (neutralisation du puisard, confinement des cendres). Le site est interdit d’acc√®s, les d√©chets ont √©t√© √©vacu√©s et les derni√®res mesures, positives, incitent √† une moindre surveillance.

La commune comprend par ailleurs un peu plus d’une quarantaine de sites recens√©s dans la base de donn√©es BASIAS d’inventaire d’anciens sites industriels et activit√©s de service. Ce nombre est plut√īt mod√©r√© si on le compare aux 77¬†sites recens√©s dans la commune voisine de Persan, pourtant moins peupl√©e.

Les axes routiers de communication principaux de la ville sont les routes d√©partementales 64 et 922. L’articulation de ces deux voies, respectivement orient√©es est-ouest et nord-sud et qui se coupent au centre de la ville, permet une desserte routi√®re ais√©e des diff√©rents quartiers. La ville est structur√©e globalement selon un plan en patte d’oie depuis le centre o√Ļ des avenues traversent le territoire et prolongent voies et perspectives trac√©es par Le N√ītre dans la for√™t.

La RD 64 relie L’Isle-Adam √† Parmain √† l’ouest en traversant l’Oise. Vers l’est, elle se poursuit √† travers la for√™t jusqu’√† la route nationale 184, juste avant la jonction avec la RN 1 et l’autoroute A16, poursuivant n√©anmoins jusqu’√† Presles sous le nom de D 64E. √Ä l’ouest, la route se poursuit jusqu’√† Marines, au cŇďur du Vexin fran√ßais, en traversant, apr√®s Parmain, les communes de Nesles-la-Vall√©e, Labbeville, Vallangoujard, √Čpiais-Rhus, Grisy-les-Pl√Ętres et Br√©an√ßon. La portion de cette route qui traverse L’Isle-Adam porte le nom d’avenue de Paris. Pass√© le centre-ville, elle est en pente et bord√©e d’arbres jusqu’√† l’entr√©e de la for√™t.

La RD 922 constitue quant √† elle l’axe routier nord-sud de la ville sous les noms de rue de Beaumont et de Pontoise et coupe l’avenue de Paris √† peu pr√®s au centre de la commune. Elle continue au nord √† travers le bois de Cassan jusqu’au centre commercial Le Grand Val, permet une jonction √† nouveau avec l’autoroute A16 et la route nationale 1, et, apr√®s avoir pris le nom de d√©partementale 922, se poursuit, via Mours et Beaumont-sur-Oise tout le long de la limite nord du Val-d’Oise jusqu’√† la Seine-et-Marne √† l’est (sous le nom de D 992E √† partir de Luzarches). Vers le sud depuis L’Isle-Adam, la route nationale 922 dessert le hameau de Stors et se poursuit en suivant le cours de l’Oise jusqu’√† Pontoise via M√©riel, M√©ry-sur-Oise et Saint-Ouen-l’Aum√īne.

Les axes routiers majeurs au niveau r√©gional ou national que sont la route nationale 184, la route nationale 1 et l’autoroute A16 passent √† l’est de la commune, au-del√† de la for√™t, et ne constituent donc pas une source de nuisance sonore notable. Ces axes relient n√©anmoins directement la ville √† de nombreuses destinations. La route nationale 184 relie L’Isle-Adam √† Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) via Cergy-Pontoise, la route nationale 1 conduit √† Paris (porte de la Chapelle) au sud, via l’√©changeur de la Croix Verte, et, au nord, √† Bray-Dunes (Nord, fronti√®re belge) via Beauvais, Amiens et Boulogne-sur-Mer. L’autoroute A16, dont le trac√© d√©bute √† L’Isle-Adam, relie la commune √† la Belgique via la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais. Une partie de l‚Äôautoroute se trouve sur le territoire m√™me de la commune, s√©parant la zone du golf des Vanneaux du reste du territoire communal. Le projet de raccordement de l’autoroute √† la Francilienne est suivi de pr√®s √† L’Isle-Adam, deux des r√©unions du d√©bat public sur le sujet s’y seront, √† terme, tenues[9].

Aucune ligne de chemin de fer ne traverse le territoire de la commune. La gare de L’Isle-Adam se trouve en effet sur la commune de Parmain. Elle est desservie par la ligne de chemin de fer √† deux voies Paris gare du Nord – Persan-Beaumont via Valmondois. Cet axe constitue un tronc commun sur cette section avec la ligne transversale Pontoise – Creil.

Cette gare n’assure qu’un service de voyageurs de banlieue. Les services ferroviaires sont assur√©s par le Transilien de la SNCF, ligne H. Les temps de parcours vers Persan-Beaumont et Paris sont respectivement de 9¬†et 48¬†minutes en trains directs les plus rapides. Cependant, peu de trains sont directs, hormis certains aux heures de pointe, la plupart des trajets n√©cessitant un changement en gare de Valmondois. Il est √©galement possible d’emprunter un train direct Paris – Persan-Beaumont (TER Picardie) puis la ligne Pontoise – Creil pour un temps de parcours parfois l√©g√®rement inf√©rieur en fonction des correspondances.

Pour se rendre √† Paris, les Adamois motoris√©s pr√©f√®rent parfois emprunter les trains directs du TER Picardie depuis la gare de Persan – Beaumont (trajet de moins d’une demi-heure) ou, √† Montsoult, les trains Transilien circulant sur la ligne Persan-Beaumont par Montsoult-Maffliers, gare √©galement reli√©e par un service de cars √† la ville.

La ligne du r√©seau de bus Busval d’Oise 95.16 dans son trajet Vallangoujard – L’Isle-Adam Grand Val dessert la commune. Elle marque trois arr√™ts dans la ville¬†: √Čglise (march√©), Centre commercial (Leclerc) et Grand Val. La ligne 95.07 (Cergy-Parmain, arr√™t Mairie) est √©galement accessible, en traversant l’Oise, √† la gare de L’Isle-Adam – Parmain.

L’Oise constitue une des premi√®res voies navigables de France pour ce qui est du transport de marchandises. √Ä L’Isle-Adam, la rivi√®re est am√©nag√©e et canalis√©e. Au niveau de l’√ģle de la D√©rivation se trouvent une √©cluse et un barrage. Ce dernier est actuellement en reconstruction compl√®te par les Voies navigables de France[12]. La rivi√®re sert √©galement aux bateaux de plaisance (p√©niches) et √† la voile. La ville dispose d’un cercle de yachting √† voile depuis 1962, situ√© au nord est, dans la zone des Trois Sources. Les voiliers √©voluent dans le bras de l’Oise situ√© entre la rive de L’Isle-Adam et la rive sud de l’√ģle de Champagne.

Si, sur le papier, de nombreuses portions de voies sur le territoire communal ou aux alentours sont potentiellement sources de pollution sonore importante[15], ces diff√©rentes infrastructures terrestres ont en r√©alit√© un impact relativement limit√© sur le plan de la pollution sonore effective. En effet, bien que certaines soient class√©es de niveau 2 voire 1 (autoroute A16), en bordure des zones habit√©es seulement une portion de la Grande Rue, voie commer√ßante du centre-ville, est class√©e en cat√©gorie 3 √† la date de r√©alisation de l’√©tude (2001). Depuis cette date, des travaux de voirie ont par ailleurs cherch√© √† diminuer le niveau sonore de la circulation sur la portion concern√©e en la ralentissant. Les autres voies class√©es en cat√©gorie 3, 2 ou 1 sont situ√©es en bordure de la commune ou √† l’est du massif forestier et se trouvent de ce fait relativement √©loign√©es des zones habit√©es (hors hameau de Stors, l√©g√®rement plus expos√©). Seule la voie de chemin de fer longeant la rive droite de l’Oise √† Parmain, class√©e niveau 2, constitue une potentielle source de nuisances sonores effective. Les deux axes principaux traversant la ville sont class√©s quant √† eux dans la cat√©gorie 4.

Proche de l’a√©roport Roissy-Charles-de-Gaulle, L’Isle-Adam n‚Äôest pas situ√© sous un couloir a√©rien mais en dessous de la zone dite de dispersion. La commune est survol√©e lorsque les vents am√®nent √† l‚Äôutilisation de la configuration est (40¬†% du temps en moyenne sur l’ann√©e) qui g√©n√®re un flux de trafic en provenance du nord-est ou du sud-est de la France (cent appareils quotidiens dont 10¬†% la nuit). Des mesures effectu√©es par le service acoustique d’A√©roports de Paris en d√©montrent que ¬ę¬†les d√©collages face √† l‚Äôouest et les atterrissages face √† l‚Äôest n‚Äôont pas d‚Äôinfluence significative sur le niveau de bruit ambiant mesur√© de la commune de L‚ÄôIsle Adam.¬†¬Ľ

Le caract√®re relativement pr√©serv√© du territoire de la commune, m√©nag√© par une urbanisation douce entre vall√©e de l’Oise et for√™t domaniale, explique le nombre de sentiers de randonn√©es qui la sillonnent et renforcent l’attrait touristique de la ville. Le sentier de grande randonn√©e GR1, qui fait le tour de l’√éle-de-France, s’attarde longuement √† L’Isle-Adam. Venant de Parmain, il parcourt la for√™t par le sud ou en son centre par une diverticule. Une autre diverticule du GR1 longe l’Oise depuis les √ģles jusqu’√† Mours. D’autres chemins dits PR (promenade et randonn√©e) sont √©galement notables. Le PR 18 parcourt l’all√©e verte au centre de la ville, Nogent et les alentours du parc de Cassan. Le PR 14 est essentiellement forestier, ainsi que le PR15, qui fait cependant une boucle par le golf des Vanneaux et l’ouest de Presles.

Par la route, L’Isle-Adam est √† 36¬†kilom√®tres √† l’ouest de l’a√©roport A√©roport Roissy-Charles-de-Gaulle, √† 17¬†kilom√®tres √† l’est de l’a√©roport de Pontoise – Cormeilles-en-Vexin et √† 50¬†kilom√®tres au sud de l’a√©roport de Paris Beauvais Till√©.

L’Isle-Adam comme toute l’√éle-de-France est soumis √† un climat oc√©anique d√©grad√©. Il se diff√©rencie du climat de Paris intra-muros par un √©cart de temp√©rature de quelques degr√©s, particuli√®rement notable au lever du jour, et qui a tendance √† s’accentuer au fil des ann√©es. Cet √©cart, de 2¬į en moyenne mais qui peut atteindre 8¬į par une nuit claire et un vent faible, s’explique par la densit√© urbaine qui augmente la temp√©rature au cŇďur de l’agglom√©ration. La temp√©rature moyenne annuelle est de 11¬†¬įC, le mois le plus le froid est janvier avec +4¬†¬įC¬†; les mois les plus chauds sont juillet et ao√Ľt avec +19¬†¬įC (moyenne journali√®re).

L’Isle-Adam est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densit√© interm√©diaire, au sens de la grille communale de densit√© de l’Insee,,,. Elle appartient √† l’unit√© urbaine de Paris, une agglom√©ration inter-d√©partementale regroupant 411¬†communes[22] et 10¬†785¬†092¬†habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue,.

Par ailleurs la commune fait partie de l’aire d’attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne. Cette aire regroupe 1¬†929¬†communes[25][26].

Le territoire communal peut se diviser en plusieurs parties :

Le nouveau plan local d’urbanisme a √©t√© vot√© en 2006. L’enjeu principal de l’urbanisme √† L’Isle-Adam est, d’une part, de maintenir un d√©veloppement r√©sidentiel mod√©r√© face √† la pression urbaine et d√©mographique de l’aire urbaine de Paris et, d’autre part, d’assurer un d√©veloppement de la commune dans le respect des zones naturelles et espaces verts qui participent grandement √† la qualit√© de vie locale.

Le territoire communal s’√©tend, au maximum, sur environ cinq kilom√®tres du nord au sud et sur quatre kilom√®tres d’est en ouest. Il est essentiellement rural et forestier (73¬†%).

L’espace urbain est compos√© en grande majorit√© (70,9¬†%) d’habitats individuels et d’espaces non-construits (parcs, jardins, vacants). La surface des espaces verts de la ville s’√©l√®ve √† 70¬†m par habitant[29]. Les habitats collectifs, tous discontinus et bas, ne repr√©sentaient en 1999 que 3,9¬†% de l’espace urbain communal. Les grandes surfaces commerciales, bureaux et zones d’activit√©s occupent elles aussi, cumul√©es, 3,9¬†% du territoire, moins que les √©quipements (6,4¬†%) et les espaces affect√©s aux transports (7,1¬†%).

Les logements √† L’Isle-Adam sont en moyenne plus r√©cents et plus vastes que dans le reste de la r√©gion √éle-de-France. L’Isle-Adam comptait 4¬†821¬†logements dont 4¬†405¬†r√©sidences principales en 1999 soit 91,4¬†% du total (pour 2,2¬†% de r√©sidences secondaires). L‚Äô√Ęge moyen du parc immobilier est plus faible que la tendance r√©gionale, une forte majorit√© des logements datant des ann√©es 1950 et apr√®s¬†: 44,5¬†% des r√©sidences principales dataient de 1949 √† 1974, contre 37,8¬†% en √éle-de-France. Les constructions r√©centes sont plus pr√©sentes que la moyenne de la r√©gion, signe d’une r√©elle politique de construction de logements neufs¬†: en 1999, 14,5¬†% des r√©sidences principales dataient de 1990 ou apr√®s contre 9,1¬†% en √éle-de-France. A contrario, les constructions ant√©rieures √† 1949 ne repr√©sentaient que 23,7¬†% du parc contre 33,7¬†% pour la moyenne r√©gionale francilienne.

L’Isle-Adam est une commune pavillonnaire comptant n√©anmoins une part non n√©gligeable de logements collectifs, et surtout constitu√©e de propri√©taires. 55,5¬†% des r√©sidences principales sont des maisons individuelles et 44,5¬†% des appartements (respectivement 26,9¬†% et 73,1¬†% dans la r√©gion). 59,3¬†% des habitants sont propri√©taires de leur logement, contre 36,8¬†% qui ne sont que locataires (respectivement 44,3¬†% et 51,1¬†% dans la r√©gion),.

L’Isle-Adam est soumise √† l’obligation l√©gislative de construction de 20¬†% de logements sociaux en vertu de la loi n¬†2000-1208 du relative √† la solidarit√© et au renouvellement urbains. Avec 573¬†logements HLM soit 13,0¬†% du parc en 1999 (23,4¬†% dans la r√©gion), la ville ne respecte pas les dispositions de la loi. En 2007, le pourcentage de logements sociaux s’√©l√®ve d√©sormais √† 16¬†%, signe d’une mise en conformit√© progressive[33]. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants √©tait relativement faible en 1999 avec 5,5¬†% du parc contre 8,1¬†% en moyenne r√©gionale. 42,8¬†% des Adamois √©taient r√©sidents de la commune depuis plus de neuf ans en 1999 contre 44,6 en moyenne en √éle-de-France, traduisant une mobilit√© dans la commune l√©g√®rement sup√©rieure √† la moyenne r√©gionale.

Les habitations se caract√©risent par leur surface importante¬†: une forte majorit√© compte quatre pi√®ces (60,1¬†%). Suivent les logements de trois pi√®ces (23,7¬†%), puis 2 pi√®ces (11,4¬†%). Les petits logements restent tr√®s minoritaires (studios¬†: 4,8¬†%). Pourtant, 32,7¬†% des m√©nages n’√©taient constitu√©s que de deux personnes, et 26,6¬†% d’une seule, tendance qu’on retrouve √† l’identique dans la r√©gion en forte augmentation de 1990 √† 1999.

La ville possède ainsi des logements assez conformes aux tendances franciliennes avec un parc plus jeune mais néanmoins une nette sous-représentation des petites surfaces et habitats collectifs,.

Insula en 1206, Insula-Adam en 1223, Ille (l’)Adam en 1223 et Insula Adæ en 1261.

Le territoire adamois est occup√© depuis les temps les plus recul√©s. L’abb√© Breuil (1867-1961), pal√©ontologue, d√©couvre au vingti√®me si√®cle des silex taill√©s de l’√®re pal√©olithique aux abords de l’Oise. Par ailleurs, des monuments de l’√®re n√©olithique constellent la r√©gion autour de L’Isle-Adam, √† Parmain, Presles, en for√™t de Carnelle ou dans le bois de la Tour du Lay. Des s√©pultures de l’√Ęge du bronze sont mises au jour √† la fin du XX¬†si√®cle sur le territoire communal, l’une pr√®s du ru du Vivray, l’autre pr√®s du ru du Bois.

Vers Cassan, les Forgets, Nogent, Stors et le Vivray, des traces d’occupation gauloise ont √©t√© retrouv√©es. La commune se trouve au croisement de zones d’occupation de diff√©rentes tribus¬†: V√©liocasses (Vexin), Bellovaques (Oise) et Silvanectes (Senlis). La premi√®re occupation humaine p√©renne constat√©e sur le territoire est celle d’un village gaulois appel√© Novientum (latinis√© au Moyen √āge en Novigentum), type toponymique qui a donn√© tous les Nogent de Gaule. L’occupation de cette zone est continue depuis l’√©poque gauloise jusqu’aujourd’hui. En effet, le quartier le plus ancien de L’Isle-Adam a conserv√© le nom de Nogent. Ce noyau originel de population est situ√© √† l’abri des crues de l’Oise et la proximit√© de la for√™t lui fournit des ressources en nombre. Une occupation de la m√™me √©poque des √ģles et rives de l’Oise n’est pas exclue mais moins d’indices tendent √† le confirmer avec certitude. Le village de Nogent fait partie √† l’√©poque gallo-romaine du pays de Chambly (Pagus Cam√©liacencis). Plusieurs traces, dont des pi√®ces de monnaie, romaines pour la plupart, retrouv√©es en 1974 pr√®s de la rue de la Madeleine lors de travaux de voirie, t√©moignent de cette Antiquit√©[37].

Le village fait partie des territoires cens√©ment √©vang√©lis√©s par saint Denis au III¬†si√®cle. Une charte de Charles II le Chauve dat√©e de 862, qui constitue la premi√®re trace √©crite du village, rappelle que le roi Louis le Pieux accorda en 832 des terres √† Nogent aux religieux de l’abbaye de Saint-Denis. Les moines b√©n√©dictins desservent alors la paroisse qui comprenait, outre une √©glise d√©di√©e √† saint Martin comprise dans le dioc√®se de Beauvais, une n√©cropole et un manoir seigneurial, situ√© aux environs de l’actuelle rue de la Haute-Salle[a 1]. Les seigneurs de L’Isle-Adam (voir plus bas) demeurent longtemps sous la suzerainet√© de l’abbaye et sous celle des comtes de Beaumont. Ce n’est qu’en 1223 que les chevaliers de l’Isle deviennent vassaux directs du roi.

Les attaques des guerriers vikings fa√ßonnent l’histoire de la ville dans la mesure o√Ļ elles sont √† l’origine de l’am√©nagement militaire puis religieux de la plus longue des √ģles de l’Oise, aujourd’hui √ģle du Prieur√©. En effet, pour stopper les raids des hommes du Nord, le roi de France Charles II le Chauve envoie le comte Aleran d√©fendre l’Oise. Dans ce souci d√©fensif est √©rig√© en 865 le premier fort sur l’√ģle du prieur√©, non loin du village de Nogent. Toutefois, √† l’, ces pr√©cautions n’emp√™chent pas le sac de Nogent et la destruction du ch√Ęteau primitif en bois par le chef viking Siegfried. Reconstruit peu apr√®s en pierre, l’√©difice militaire √©volue au fil des si√®cles pour devenir un v√©ritable ch√Ęteau fort m√©di√©val dont les derniers restes, une grosse tour, sont ras√©s en 1700. Par ailleurs, les attaques vikings apportent indirectement √† la ville des reliques pr√©cieuses qui justifient la construction d’un √©difice religieux sur l’√ģle o√Ļ se trouve le ch√Ęteau. En effet, les attaques r√©p√©t√©es sur l’abbaye d’Almen√™ches, dans ce qui n’est pas encore la Normandie, obligent le repli de ses biens √† Moussy-le-Neuf et le transfert des reliques de saint Godegrand et de sa sŇďur sainte Opportune. En 1014, un prieur√© d√©di√© √† Notre-Dame et √† saint Godegrand est fond√© sur l’√ģle par le premier seigneur de L’Isle-Adam connu, qui porte le nom d’Adam de… Moussy. Une partie des reliques de ce fief sont alors confi√©es au nouveau prieur√©. Les reliques de saint Godegrand sont toujours visibles dans l’√©glise de L’Isle-Adam, presque un mill√©naire apr√®s leur arriv√©e.

√Ä la suite de la signature du trait√© de Saint-Clair-sur-Epte en 911, les attaques vikings cessent, le Vexin est partag√©, comme toujours aujourd’hui, en deux parties et la Normandie est cr√©√©e. Le ch√Ęteau de l’√ģle est alors confi√© au seigneur Adam, ou Adam de Moussy, apparent√© √† la famille cap√©tienne depuis peu sur le tr√īne. La ch√Ętellenie prend petit √† petit le nom de L’Isle-Adam puis l’√ģle elle-m√™me prend ce nom. Par extension, la ville qui s’est d√©velopp√©e entre l’√ģle et Nogent conserve le nom de L’Isle-Adam. Les hommes et les lieux donnent donc conjointement son nom actuel √† la ville. Adam I est le fondateur av√©r√© du prieur√© de l’√ģle en 1014.

La dynastie des chevaliers de l’Isle se poursuit sur plusieurs si√®cles, toujours proche du pouvoir royal. Ainsi, Adam II de l’Isle, fils du premier seigneur connu, occupe la charge prestigieuse de conn√©table de France sous Philippe I. L’√©pouse d’Adam III de l’Isle, A√ęlis, est la premi√®re femme cit√©e dans l’histoire de la ville. Son fils, Ansel Ier, est le fondateur de l’abbaye du Val en 1136. Il y est inhum√© en 1161, comme par la suite beaucoup de ses descendants. Ansel III, premier seigneur √† utiliser le nom de L’Isle-Adam, fonde la l√©proserie Saint-Lazare en 1228, transform√©e en ferme en 1668 et aujourd’hui disparue (elle √©tait situ√©e au niveau de l’actuel num√©ro 54 de la rue Saint-Lazare. Le domaine du Vivray abrite √† cette √©poque un cimeti√®re. Ansel III participe √† la cinqui√®me croisade et est bless√© √† Gaza. Ansel IV participe, lui, √† l’ost de Flandre en 1304.

Les biens des Templiers dans la seigneurie passent aux Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de J√©rusalem apr√®s la dissolution de l’Ordre par Philippe le Bel.

Jean de Villiers est le p√®re de Philippe de Villiers de L’Isle-Adam (1464-1534) qui n’est pas seigneur de L’Isle-Adam, car fils cadet mais trouve sa place en tant que grand ma√ģtre de l’ordre de Saint-Jean de J√©rusalem √† Rhodes d’o√Ļ il assure le transfert √† Malte.

La Commanderie, d√©truit au d√©but du XX¬†si√®cle, √©tait situ√© aux environs de la rue Charles-Binder (maire de la ville de 1878 √† son d√©c√®s) sur un domaine am√©nag√© agr√©ment√© d’un parc et de pi√®ces d’eau.

Mort sans descendant m√Ęle en 1324, Ansel IV de l’Isle-Adam l√®gue son fief par testament, apr√®s le d√©c√®s de son √©pouse, conjointement √† son neveu Gasce et √† sa fille Guillemette. Au plus fort de l’√©pid√©mie de peste noire, Gasce meurt, et laisse Guillemette seule ma√ģtresse de L’Isle-Adam en 1348. L’invasion anglaise la fait cependant fuir √† Pontoise, chez les religieuses de la Maison-Dieu. Le ch√Ęteau fort est occup√© par les Anglais en 1358, puis d√©livr√© dans l’ann√©e par les seigneurs du Vexin. Simultan√©ment √† l’invasion anglaise, des jacqueries secouent les campagnes du nord de Paris. Guillemette ne quitte pas Pontoise et vend, avant de mourir sans enfants, √† Pierre de Villiers, futur seigneur de L’Isle-Adam, la seigneurie de Valmondois. La ch√Ętellenie de L’Isle-Adam √©choit √† la ni√®ce d’Ansel IV, Guillemette de Luzarches, derni√®re repr√©sentante de la famille descendante d’Adam I de l’Isle. Elle la vend en 1364 au m√™me Pierre de Villiers[a 4].

Pierre de Villiers, grand ma√ģtre de l’h√ītel du Roi est le premier seigneur de cette famille d√©j√† puissante √† jouir des terres adamoises. Il fait consacrer une chapelle aux ap√ītres saint Pierre et saint Paul dans le ch√Ęteau et y re√ßoit en 1386 le roi de France Charles VI. Son fils, Pierre II de Villiers, voit confirmer ses droits sur la ch√Ętellenie en 1390 apr√®s un proc√®s contre son demi-fr√®re, l’archidiacre de Sologne. Son √©pouse, Jeanne de Ch√Ętillon, re√ßoit au ch√Ęteau en 1402, apr√®s la mort de son √©poux et durant la minorit√© de Jehan de Villiers, Philippe le Hardi, duc de Bourgogne.

Son fils Jehan (ou Jean) de Villiers, mar√©chal de France, √©pouse Jeanne de Vallangoujard, alliance qui augmente ses terres des seigneuries de Vallangoujard, de Fontenelle (actuelle commune de Nesles-la-Vall√©e) et d’Amblainville. Alors que Jehan de Villiers occupe la charge de s√©n√©chal du Boulonnais, il est de ce fait hors de ses terres et L’Isle-Adam devient le dernier refuge du brigand appel√© Sauvage de Fr√©mainville. Il y est captur√© avant d’√™tre pendu √† Bagnolet. La ville de L’Isle-Adam poss√®de, par ailleurs, √† cette √©poque un gibet au carrefour des actuels vieux chemin de Paris et rue de la Madeleine[a 7].

Jacques de Villiers, pr√©v√īt de Paris, qui condamne √† mort Fran√ßois Villon (seigneur de 1437 √† 1471) puis Antoine de Villiers (de 1471 √† 1504) succ√®dent √† Jean. Antoine de Villiers, √©poux en premi√®res noces de Marguerite de Montmorency, fait financer par de nouvelles taxes les travaux de restauration du ch√Ęteau apr√®s une enqu√™te du bailli de Senlis constatant les d√©g√Ęts occasionn√©s par les crues de l’Oise. Son fr√®re, Louis de Villiers, comte-√©v√™que de Beauvais en 1487, entame la construction d’une seconde √©glise d√©di√©e √† saint Martin entre le ch√Ęteau et Nogent (l’actuelle √©glise de la ville). Il la consacre en 1499. Les plaies de la guerre de Cent Ans se referment.

Une fois majeur, Charles de Villiers (seigneur de 1510 √† 1527) profite du concordat sign√© entre Fran√ßois I et le pape L√©on X pour √™tre nomm√© abb√© commendataire de l’abbaye du Val et √©v√™que de Limoges. Un vitrail le repr√©sente dans l’√©glise de Montmorency. Il re√ßoit en son ch√Ęteau de L’Isle-Adam Fran√ßois Ier en 1519. Charles de Villiers vend ses seigneuries √† son cousin Anne de Montmorency en 1527, mais en garde l’usufruit pour le reste de sa vie. Il meurt en 1535, avant d’avoir pu √™tre nomm√© cardinal comme il le d√©sire. L’Isle-Adam devient alors pleinement une possession des Montmorency.

Au Moyen √āge, la ville se d√©veloppe entre les √ģles et Nogent sur l’axe de l’actuelle Grande rue. La premi√®re mention du march√© de L’Isle-Adam, toujours actif et important, date du XVI¬†si√®cle mais il est probable qu’il existait √† cette √©poque depuis d√©j√† plusieurs si√®cles du fait de la position strat√©gique de la ville sur la rivi√®re. Le passage de l’Oise, axe marchand, fournissait des droits dits de travers, taxes de passage, aux seigneurs d√®s le XIIIe¬†si√®cle.

Les ponts √©taient gard√©s jusqu’√† la fin du XIX¬†si√®cle par des ma√ģtres de pont, qui se transmettaient la fonction de p√®re en fils. Ces personnages importants dirigeaient la confr√©rie des Compagnons de l’Arche charg√©e d’assurer le halage des embarcations sur cette zone turbulente de la rivi√®re. Les ponts de L’Isle-Adam, comme ceux de Pontoise et de Conflans-Sainte-Honorine, √©taient entretenus par l’H√ītel de Ville de Paris jusqu’au XVIIIe¬†si√®cle. Outre les ponts, un bac au niveau de Stors se chargeait √©galement du transport des passagers et marchandises d’une rive √† l’autre, il fut en service jusqu’en 1847. √Ä l’emplacement de l’actuelle plage se tenait la place du Feu-de-Saint-Jean. La place du P√Ętis, dont le nom est demeur√© aujourd’hui, servait sans doute √† l’√©poque m√©di√©vale de lieu de p√Ęture.

En 1560, le culte est supprim√© en la d√©j√† ancienne √©glise de Nogent et, en 1567, la nouvelle √©glise Saint-Martin, plus proche de l’Oise, est consacr√©e une seconde fois par Anne de Montmorency. Un cimeti√®re l’entoure jusqu’en 1842. Les ruines de l’√©glise de Nogent sont quant √† elles d√©molies en 1860. Son emplacement, √† l’angle de la rue de la Madeleine et de la sente de l’ancienne √©glise de Nogent, est toujours indiqu√© de nos jours. Un incendie ravage la nouvelle √©glise Saint-Martin en 1661. Elle est alors reconstruite √† l’identique.

Le prieur√© construit sur l’√ģle en 1014 sert d’√©glise jusqu’en 1300, date du transfert du culte √† l’√©glise de Nogent. Le b√Ętiment en lui-m√™me dispara√ģt en 1711. Les reliques de saint Godegrand sont toujours conserv√©es dans l’√©glise de L’Isle-Adam, bien qu’elles manquent de dispara√ģtre durant la R√©volution.

Sainte Madeleine est fêtée comme sainte patronne de la ville, une rue porte toujours son nom et la chapelle de Stors, construite au XII siècle puis reconstruite en 1633, lui est consacrée.

Enfin, le prieur√© des Bonshommes, en for√™t de L’Isle-Adam, est confi√© aux Grands Montains en 1169 par Bouchard V de Montmorency, √† l’√©poque o√Ļ Adam IV de l’Isle est seigneur de L’Isle-Adam. L’√©difice dispara√ģt en 1791. L’avenue des Bonshommes en perp√©tue le souvenir.

En , le fils d’Antoine Villiers de L’Isle-Adam, Charles, qui a rachet√© les droits de ses fr√®res et sŇďurs pour √©viter tout morcellement du domaine, donne celui-ci, avec r√©serve d’usufruit, au conn√©table Anne de Montmorency. On estime la population de la ville √† cette √©poque √† environ cinq-cents habitants. Le conn√©table fait reconstruire le ch√Ęteau et le moulin banal situ√© sur le pont reliant l’√ģle du prieur√© √† la rive droite de la rivi√®re en 1540. Le ch√Ęteau accueille Fran√ßois Ier en 1531, 1539 et 1540. Claude de Villiers, fr√®re cadet de Charles de Villiers tente, en vain, de contester les droits d’Anne de Montmorency sur la ch√Ętellenie en 1535. Le roi Henri II visite le conn√©table en ses terres de L’Isle-Adam avant son sacre en 1547 puis, la m√™me ann√©e, √† deux autres reprises. En 1552, Anne de Montmorency enrichit son domaine de la seigneurie de Jouy-le-Comte et, en 1567, du fief de Ch√Ęteaupr√©. Ce dernier prend le nom de Cassan √† la suite du mariage de sa propri√©taire, Anne d’Auvergne, avec Philippe de Cassant, gentilhomme pi√©montais venu en France avec la cour de la reine Catherine de M√©dicis[c 2].

√Ä la suite de la bataille de Jarnac, Fran√ßois de Montmorency, fils du grand conn√©table et seigneur de L’Isle-Adam de 1567 √† 1579, emprisonne Fran√ßois de B√©thune, p√®re de Sully, au ch√Ęteau de L’Isle-Adam en 1569.

En 1583, des processions blanches, partant de Pontoise à destination de Senlis, traversent la ville en réponse aux phénomènes naturels ayant effrayés les populations de la région (tremblement de terre à Beaumont, aurore boréale).

Sous le r√®gne d’Henri IV, Henri I de Montmorency √©tant seigneur de L’Isle-Adam (de 1579 √† 1613) mais bataillant dans le Languedoc, L’Isle-Adam subit les guerres entre ligueurs et partisans du nouveau roi, auquel Henri Ier s’est ralli√©. Les ligueurs occupent la ville en 1589, tout comme Pontoise et le Vexin. Henri IV, alors roi de Navarre, vient reprendre Pontoise et L’Isle-Adam, o√Ļ il se trouve le . Devenu roi de France, il occupe √† nouveau la ville en janvier 1590 apr√®s la bataille d’Ivry. Une derni√®re fois, L’Isle-Adam est occup√©e et pill√©e par les ligueurs de Pontoise en 1591, le ch√Ęteau est endommag√© √† cette occasion. Le marquis d‚ÄôO et une petite arm√©e la d√©livrent d√©finitivement. Une tr√™ve conclue peu apr√®s pr√©cise la neutralit√© de la ville et de son ch√Ęteau et une somme est allou√©e √† sa r√©paration. En 1609, Henri IV revient dans la ville une derni√®re fois.

Henri I et Henri II de Montmorency pr√©f√®rent r√©sider en Languedoc, qu’ils gouvernent, plut√īt qu’en leur seigneurie de L’Isle-Adam. La ville conna√ģt de petites √©pid√©mies de peste faisant peu de victimes en 1619 et 1623[c 3]. En r√©volte contre Richelieu et l’autorit√© royale, Henri II de Montmorency est ex√©cut√© √† Toulouse en 1632. Ses biens sont confisqu√©s par Louis XIII qui en restitue par la suite la majeure partie aux sŇďurs du d√©funt. L’une d’elles, Charlotte-Marguerite de Montmorency, femme d’Henri II de Bourbon-Cond√©, re√ßoit le domaine de L’Isle-Adam qui passe ainsi √† la maison de Cond√©, branche cadette de la maison de Bourbon.

√Ä la mort d’Henri II de Bourbon-Cond√© en 1651, ses biens sont partag√©s entre ses trois enfants¬†: Louis II de Bourbon-Cond√©, Armand de Bourbon-Conti et Anne Genevi√®ve de Bourbon-Cond√©, duchesse de Longueville. C’est Armand de Bourbon-Conti, fils cadet, premier prince de Conti, qui re√ßoit le domaine de L’Isle-Adam. Il demeure jusqu’√† la R√©volution fran√ßaise dans cette branche de la maison de Bourbon.

Jamais L’Isle-Adam n’a √©t√© aussi proche du pouvoir royal que durant cette p√©riode. Les richesses de ses seigneurs permettent au cours des XVII et XVIIIe¬†si√®cles l’agrandissement et l’√©dification d’un domaine de vill√©giature cyn√©g√©tique et de plaisirs qui rivalise avec Chantilly en faste et en √©l√©gance. Le cardinal de Richelieu vient en 1630 baptiser Armand de Bourbon-Conti au ch√Ęteau et le cardinal Mazarin y assiste √† son mariage fastueux avec sa propre ni√®ce en 1653. Alors que ce dernier √©tait seigneur de L’Isle-Adam, de 1650 √† 1672, deux incendies ravagent l’√©glise saint Martin en 1661 et le ch√Ęteau en 1669. La princesse de Conti Anne-Marie Martinozzi loge alors √† Parmain durant les r√©parations et l’embellissement de l’√©difice. La chapelle et les archives peuvent √™tre sauv√©es des flammes. R√©sidant beaucoup en Languedoc, le prince Armand fait tout de m√™me venir √† L’Isle-Adam des missionnaires jos√©phites pour desservir la chapelle du ch√Ęteau, la maladrerie et occuper ce qui est actuellement le mus√©e Louis-Senlecq. Ces religieux sont charg√©s, notamment, de l’√©ducation de la noblesse locale.

Le Grand Conti succ√®de √† son fr√®re de 1685 √† 1709. √Ä la mort d’Armand, Jean de La Fontaine adresse au nouveau seigneur, √† L’Isle-Adam m√™me, une √©p√ģtre de consolation. Grand bienfaiteur du domaine, le prince acquiert en 1701 la seigneurie de Chambly et en 1705 le comt√© de Beaumont-sur-Oise. L’ann√©e suivante il agrandit √† nouveau ses terres de la seigneurie de Boulonville √† Jouy-le-Comte, du fief de Vaux √† Champagne-sur-Oise et de celui de Mond√©tour au Mesnil-Saint-Denis. Il fait d√©molir les restes du ch√Ęteau fort ayant surv√©cu aux travaux des Montmorency et √† l’incendie de 1669 et remplace la vieille tour f√©odale par un pavillon de conciergerie. Il rach√®te en son nom propre l’ensemble de l’√ģle du prieur√© mais meurt avant d’avoir pu mener √† leurs termes ses projets d’am√©nagement. Lui succ√®de Le singe vert, seigneur de 1709 √† 1727, qui marque peu la ville mais retient n√©anmoins recluse son √©pouse et cousine germaine Louise-√Člisabeth de Bourbon-Cond√© au ch√Ęteau de L’Isle-Adam peu de temps avant sa mort[c 5].

Son fils Louis-Fran√ßois de Bourbon-Conti dit le P√®re-Prince, seigneur de 1727 √† 1776, √©prouv√© par la mort de son √©pouse Louise-Diane d’Orl√©ans en 1736, passe deux ann√©es de retraite en son ch√Ęteau de L’Isle-Adam o√Ļ il s’adonne √† la chasse, loin de la Cour. Par la suite, ses victoires militaires lui valent en cadeau du roi Louis XV six pi√®ces de canon install√©es dans l’avant-cour du ch√Ęteau jusqu’√† la R√©volution. Il agrandit le domaine de L’Isle-Adam en 1746 des seigneuries de Stors, de Villiers-Adam et de Mortefontaine √† Parmain. Deux ann√©es plus tard, il acquiert la terre et seigneurie de Nointel. En 1749, il quitte l’Isle-Adam pour l’enclos du Temple √† Paris. Il n’en abandonne pas pour autant son domaine qu’il fr√©quente souvent. Il fait du ch√Ęteau et de ses for√™ts des lieux de chasses et de f√™tes parmi les plus √©l√©gants du royaume o√Ļ s√©journent Jean de La Fontaine et o√Ļ le jeune Mozart vient jouer en 1766. Des Ňďuvres de V√©ron√®se, Titien, Le Nain ou Watteau ornent la grande galerie du ch√Ęteau. Une chapelle fun√©raire dans l’√©glise saint Martin rappelle toujours la m√©moire de ce Prince m√©c√®ne.

Le dernier seigneur de L’Isle-Adam, et dernier Prince de Conti, Louis-Fran√ßois-Joseph de Bourbon-Conti rembourse les dettes immenses de son p√®re mais en contracte de nouvelles. Il agrandit et embellit √† son tour le domaine¬†: restauration du ch√Ęteau, construction d’√©curies gigantesques pour deux cent cinquante chevaux au niveau de l’actuel parc Manchez, achat de la seigneurie de Champagne-sur-Oise. Ces d√©penses vont de pair avec plusieurs ventes. Ainsi le Prince se s√©pare, notamment, d’une partie des collections de tableaux de son p√®re, de son h√ītel de Versailles, du moulin de la Naze √† Valmondois (actuelle maison de la Meunerie), du ch√Ęteau d’Auvers-sur-Oise et de terrains √† Paris. Malgr√© ces ventes, il ne peut soutenir financi√®rement ses propri√©t√©s et vend le reste de son patrimoine au comte de Provence Louis-Stanislas-Xavier, fr√®re du Roi, qui agit comme pr√™te-nom du Roi en personne. La transaction se fait en ces termes¬†: Louis XVI devait avoir la nue-propri√©t√© des seigneuries de l’Isle-Adam, Nogent, Valmondois, Parmain, Jouy-le-Comte, Champagne, Presles, Fontenelle, Boulonville, Stors, Chaumont-en-Vexin, Trie, Mouy, M√©ru, Mantes, Meulan, Pontoise, Auvers, Beaumont, Chambly, etc.¬†; mais il d√©clarait qu’il n’entendait point r√©unir ces biens au domaine de la couronne et qu’il voulait les poss√©der distinctement pour en disposer par la suite √† son gr√©. Le comte de Provence, pr√™te-nom, n’aurait que l’usufruit sa vie durant. Le prince de Conti se r√©servait la jouissance jusqu’√† sa mort des ch√Ęteaux et parcs de L’Isle-Adam, Stors, Trie, avec le droit de chasse et de p√™che dans les for√™ts et rivi√®res de L’Isle-Adam et autres terres du Vexin. Le roi doit payer au prince un lourd capital ainsi que des int√©r√™ts. Le R√©volution et l’Empire intervenant avant la mort du Prince en 1814, la famille royale n’est pas en mesure de jouir des domaines de L’Isle-Adam, ni le futur Louis XVIII, ni a fortiori Louis XVI.

Outre les Conti, la famille Bergeret, devenue Bergeret de Grancourt, compte au XVIII¬†si√®cle parmi les nobles bienfaiteurs de la ville. Cette famille de roturiers anoblis d√©veloppe le domaine de Cassan et enrichit la ville de constructions, attirant Jean-Honor√© Fragonard et de nombreux artistes dans leur cour. Aujourd’hui, il demeure de leur puissance le parc de Cassan, sans son ch√Ęteau, d√©truit en 1960, et son pavillon chinois ainsi que le b√Ętiment du petit h√ītel Bergeret, qui loge le centre d’art Jacques Henri Lartigue. Les Bergeret c√®dent l’ensemble de leurs biens dans la commune en 1803.

Administrativement, L’Isle-Adam constitue √† l’aube de la R√©volution un bailliage primaire, il se rattache au bailliage secondaire de Pontoise et au bailliage principal de Senlis.

La disette de 1788 entra√ģne des r√©voltes √† L’Isle-Adam et, d√®s 1789, le prince de Conti √©migre. De retour en 1790, il est nomm√© commandant de la Garde nationale √† L’Isle-Adam √† la demande des habitants. N√©anmoins, le prince se d√©tache peu √† peu de son fief √† partir de cette date et passe ses derni√®res ann√©es fran√ßaises dans son domaine de La Lande √† Villiers-sur-Marne. Ses biens, vendus auparavant au Roi et √† son fr√®re, sont s√©questr√©s. Il est emprisonn√© de 1793 √† 1795 √† Marseille. L’av√®nement du Consulat et de sa loi de d√©portation conduisent √† son expulsion vers l’Espagne. Il meurt √† Barcelone en 1814, alors que les splendides constructions de sa famille √† L’Isle-Adam ont √©t√© d√©mont√©es pierre par pierre. Exactement huit-cents ans apr√®s la construction du modeste prieur√© sur une √ģle de l’Oise par Adam Ier de L’Isle, la mort du dernier prince de Conti suit de peu la fin de la brillante histoire aristocratique de L’Isle-Adam.

Le cahier de dol√©ances de la commune r√©dig√© en 1789 comporte dix articles. Il r√©clame essentiellement une r√©forme des syst√®mes d’imposition et une √©galit√© entre les ordres. Une milice bourgeoise est constitu√©e, arm√©e des fusils des princes trouv√©s dans les √©curies. Elle devient, l’ann√©e suivante, un corps de Garde nationale de quatre compagnies, dont trois sont bas√©es √† L’Isle-Adam.

En est √©lu le premier maire de L’Isle-Adam, Jean-Augustin Deschamps, notaire. La commune est √©rig√©e en chef-lieu de canton en mars. L’entit√© comprend alors les onze communes de Villiers-Adam, M√©ry, M√©riel, Jouy-le-Comte (aujourd’hui Parmain), Nesles, Fontenelle (aujourd’hui rattach√©e √† Nesles-la-Vall√©e), Labbeville, Frouville, H√©rouville, Auvers et Valmondois. Durant la p√©riode r√©volutionnaire, le hameau de Stors est absorb√© par la commune.

La constitution civile du clerg√© divise les autorit√©s religieuses de la commune en 1791. Alors que le cur√© de saint Martin, Jean-Baptiste Martin, pr√™te serment, la communaut√© jos√©phite install√©e par les princes de Conti s’y refuse et devient r√©fractaire. Elle n’en demeure pas moins soutenue par les autorit√©s communales, attach√©es √† leur pr√©sence et √† leurs services. Jean Antoine Leroux, cultivateur, devient maire en novembre. La Garde Nationale subit √† nouveau une refonte, le bataillon de L’Isle-Adam est cr√©√©, comp√©tent sur les communes de Jouy-le-Comte, Villiers-Adam et M√©riel. Il se compose de sept compagnies de fusiliers et une de grenadiers.

Ayant quitt√© L’Isle-Adam pour Villiers-sur-Marne, en 1792, la plupart des armoiries du prince de Conti est effac√©e des b√Ętiments publics. En d√©cembre est √©lu un troisi√®me maire, Guillaume Bougault, ma√ßon. La ville sert alors de lieux de stockage militaire, ce qui y draine de nombreux soldats, parfois turbulents.

En 1793, un conflit public √©clate entre le premier ma√ģtre d’√©cole de la commune, Deaubonne, qui conteste les pr√©rogatives du cur√©, soutenu pourtant par les autorit√©s municipales et les habitants. Le ma√ģtre d’√©cole perd son bras de fer dans un premier temps. N√©anmoins, la r√©volution se radicalise et la cession des biens nationaux d√©bute dans la commune par ceux du clerg√©. L’enseignement par des religieux est interdit, un drapeau tricolore flotte au-devant de l’√©glise. Il est peint sur ordre du district sur la Maison commune, lieu de d√©bat et de d√©lib√©ration municipal, ¬ę¬†Unit√©, Indivisibilit√© de la R√©publique, Libert√©, Fraternit√© ou la mort¬†¬Ľ. Les statues du portail de l’√©glise sont martel√©es et la chasse est ouverte √† l’encontre des signes religieux.

√Ä la demande de la Soci√©t√© Populaire municipale, l’√©glise devient Temple de la Raison, reliquaires et objets pr√©cieux sont fondus. Les reliques de saint Godegrand parviennent cependant √† √™tre sauv√©es par les paroissiens. Le cur√© Martin, accus√© de royalisme, est emprisonn√© √† Pontoise. Le renoncement officiel au culte est vot√© en 1794, les derniers religieux quittent alors la ville et l’instruction publique dans son ensemble revient au ma√ģtre d’√©cole. Un nouveau maire est √©lu, Joseph Turpin, fondeur.

Le ch√Ęteau des Conti est sur le point d’√™tre sauv√© de la vente en 1794 par Georges Couthon, ami de Robespierre, qui souhaite qu’il soit entretenu afin d’y installer des ¬ę¬†√©tablissements utiles √† l’agriculture et aux arts¬†¬Ľ. Son ex√©cution met fin au projet. Des probl√®mes d’approvisionnement apparaissent √† l’√©t√© 1794 et diverses mesures sont prises sans succ√®s pour y rem√©dier.

Sous le Directoire, les Adamois et leurs autorit√©s municipales parviennent √† obtenir la lib√©ration et le retour de l’abb√© Martin √† L’Isle-Adam en 1795. Le culte reprend alors et les reliques sont sorties de leur cachette. Le ch√Ęteau est vendu et devient une fabrique de rubans qui fait vite faillite. Le nouveau propri√©taire d√©cide d’en faire une carri√®re, ainsi que les Grandes √©curies, ce qui conduit √† la d√©molition pierre par pierre des deux √©difices. D’autres b√Ętiments sont vendus et subissent le m√™me sort. La Maison commune, mairie, s’installe au 21 rue Saint-Lazare pour y demeurer soixante-quinze ans.

La ville se rel√®ve lentement des destructions de la p√©riode R√©volutionnaire. Sous la Restauration, Louis-Philippe de Villers-la-Faye est nomm√© maire de la commune. Ami de Charles X, il invite √† plusieurs reprises le jeune Balzac √† L’Isle-Adam, qui, marqu√© par les lieux, s’en inspire plus tard dans certaines de ses Ňďuvres.

Par la suite, deux importants personnages participent grandement √† la r√©habilitation du patrimoine adamois et pr√©parent sans le savoir son potentiel d’attractivit√© futur. D’une part, Charles Dambry, maire de 1834 √† 1869, construit la mairie actuelle. Il finance de nombreux travaux de voirie et d’embellissement et fait figure de p√®re du L’Isle-Adam moderne. Une fontaine de 1878 lui rend hommage √† proximit√© de l’h√ītel de ville.

D’autre part, le p√®re Jean-Baptiste Grimot, pr√™tre de la paroisse de 1848 √† 1885, contribue √† l’embellissement et √† la restauration de l’√©glise (nouveaux vitraux, achat de mobiliers anciens). Un buste de Jean-Louis Bozzi, sculpteur adamois, rend hommage au fondateur de la soci√©t√© historique et arch√©ologique de Pontoise et du Vexin fran√ßais devant le presbyt√®re depuis 1931.

Amput√©e de son ch√Ęteau, la ville se recouvre de propri√©t√©s et manoirs au cours du si√®cle¬†: ch√Ęteaux du Saut du Loup, de l‚Äô√ģle du Prieur√©, de la Commanderie, de la Faisanderie, ch√Ęteau Bonnin puis B√©jot √† Cassan sortent de terre.

D√®s le milieu du si√®cle, les artistes s’int√©ressent au site entre Oise et for√™t et s’y arr√™tent. C’est le cas de Jules Dupr√©, Th√©odore Rousseau, Honor√© de Balzac ou Daubigny.
Le chemin de fer s’arr√™te pour la premi√®re fois en gare de L’Isle-Adam – Parmain en 1846 et permet √† l’√©poque de rallier Paris en une heure quinze minutes. La mairie d√©cide l’√©clairage des rues au gaz en 1879, les r√©verb√®res sont aliment√©s par une usine √† gaz des bords de l’Oise, d√©truite en 1965.

Entre 1815 et 1940, la ville devient un centre de production de céramiques en terre cuite. Ces centres de production fournissent notamment les stations balnéaires touristiques du nord de la France en objets de décoration populaires vendus dans les premières boutiques de souvenirs.

Tout au long du si√®cle, des carri√®res nourrissent les constructions et l’√©conomie de la ville, depuis les carri√®res ouvertes par le maire Topinard sur l’actuel domaine des Forgets jusqu’aux carri√®res de la rue des Bonshommes et du domaine du Vivray. Elles emploient au milieu du si√®cle plus de deux cent cinquante personnes.

Durant le Second Empire, Napol√©on III, de passage dans la ville, s’arr√™te √† l’auberge de Cassan, aujourd’hui disparue, et, ravi de l’accueil qui lui est fait, offre une montre aux aubergistes. En 1860, une √©cole de filles est ouverte, l’actuelle √©cole Albert-Camus et en 1868, une nouvelle mairie plus vaste de style Renaissance est inaugur√©e sur l’emplacement d’un ancien lavoir, et pay√©e en partie par le maire, monsieur Dambry[c 11].

Lors de la Guerre franco-allemande de 1870, apr√®s le d√©sastre de Sedan, les √©v√®nements se pr√©cipitent. D√®s le , le G√©nie fran√ßais fait sauter une des arches du grand pont sur l’Oise afin de retarder la progression des troupes ennemies. Pourtant d√®s le 16, des Uhlans arrivent √† L’Isle-Adam par la for√™t. D√®s le lendemain, un escadron de cavalerie aid√© de deux-cents fantassins arrachent le drapeau de l’h√ītel de ville, se livrent au pillage et r√©quisitionnent les plus belles demeures. Des francs-tireurs de Parmain et des environs s’organisent et r√©sistent aux Prussiens en tendant une embuscade pr√®s du hameau de Stors, bouleversant d√©finitivement la paix dans les deux communes. Apr√®s une semaine de combats, les repr√©sailles sont rudes¬†: des combattants sont captur√©s et fusill√©s, et trente-deux maisons de Parmain sont incendi√©es, ainsi que le ch√Ęteau Ducamp sur l’√ģle du Prieur√©, qui a remplac√© le ch√Ęteau des Conti (il est reconstruit √† l’identique apr√®s guerre), et un des deux corps de garde, derniers vestiges du ch√Ęteau classique. Cent quatorze Uhlans sont tu√©s ou bless√©s et sept fran√ßais trouvent la mort, leur nom figure sur le monument √† leur m√©moire sur l’√ģle du Prieur√©.

La premi√®re partie du si√®cle est marqu√©e par la cr√©ation de la plage fluviale, dont la popularit√© atteint son apog√©e dans les ann√©es 1930. Le lieu s’attire alors une renomm√©e importante aupr√®s des Parisiens. Bien vite, cependant, la ville de vill√©giature qu’est devenue L’Isle-Adam redevient un terrain de combats et de souffrances.

Le , les Allemands sont √† Senlis qui sera lors de la bataille de Senlis en partie incendi√©e, ce qui provoque les plus vives inqui√©tudes chez les Adamois face √† l’arriv√©e des envahisseurs.

Le , le G√©nie fran√ßais fait d’abord sauter le pont ferroviaire de Mours, puis le viaduc de Moulin-Neuf √† Presles, puis successivement les ponts routiers de L’Isle-Adam, de Stors et d’Auvers. Une patrouille de Uhlans, appara√ģt dans ce dernier village alors qu’un soldat allemand est tu√© en for√™t de L’Isle-Adam.
Mais, le , les Allemands sont arr√™t√©s sur l’Ourcq et la Marne et cessent leur progression dans la r√©gion.

Les années de guerre provoquent les plus vives difficultés au commerce face au manque de liquidités et la commune pleure son lot de sacrifiés pendant toute la durée de cette Première Guerre mondiale.

Le , l’armistice est c√©l√©br√© par les cloches de l’√©glise, le jour de la saint Martin, patron de cette derni√®re. Le monument aux morts, √©lev√© dans les jardins de l’h√ītel de ville, inaugur√© le , porte les noms de cinquante-trois Adamois disparus pendant le conflit.

La ville souffrira particulièrement de la Seconde Guerre mondiale.

En , la ville accueille des militaires fran√ßais charg√©s de d√©fendre, comme toujours dans son histoire, le passage strat√©gique de l’Oise, gr√Ęce, cette fois, aux fortifications (casemates) de la ligne Chauvineau, construites en 1939 et d√©but 1940 pour √™tre la premi√®re ligne de d√©fense de Paris.

Le pont du moulin et autres passerelles reliant les √ģles entre elles et √† la rive droite de la rivi√®re sont, pour la troisi√®me fois en soixante-dix ans, d√©truites par le G√©nie fran√ßais dans la nuit du au . Toutefois, le pont du Cabouillet est √©pargn√©. La panique gagne la population¬†: la ville est pratiquement vid√©e de ses habitants, en fuite, alors que les troupes allemandes, en provenance de Parmain et de Champagne-sur-Oise, tentent par trois fois de traverser l’Oise.

Elles sont tenues en √©chec efficacement par l’arm√©e fran√ßaise, au prix de cent douze soldats tu√©s, jusqu’√† ce que celle-ci re√ßoive l’ordre de se replier vers Paris le √† 10¬†h du matin, pour √©viter un risque d’encerclement et plus de bombardements allemands sur la ville et dans toute la zone. Un monument, inaugur√© en 1947 sur les bords de l’Oise, rend hommage aux morts militaires de cette bataille.

Les Adamois rentrent √† l’automne dans leur ville occup√©e par les troupes allemandes. Une kommandantur est install√©e d’abord, durant moins d’un an, dans le Castelrose, puis, entre autres, √† l’h√ītel de l’√Čcu-de-France et dans le ch√Ęteau de Cassan. Nombre de demeures sont r√©quisitionn√©es. Les bois de Cassan sont investis par un important complexe d’entrep√īts de munitions. Les habitants vivent les heures de la France occup√©e¬†: patrouilles de soldats dans les rues de la ville, couvre-feu et √©lectricit√© souvent coup√©e, rationnement de plus en plus draconien. Malgr√© les protestations des habitants, les bustes en bronze de Jules Dupr√© et du gouverneur-g√©n√©ral Louis-Gustave Binger sont d√©mont√©s puis fondus en .

La mise en place du Service du travail obligatoire (STO) en 1942 fait progressivement passer de plus en plus d’Adamois, fuyant le travail en Allemagne, dans la R√©sistance.

Le , au lendemain du d√©barquement alli√© en Normandie, le maquis de Ronquerolles fait d√©railler un train de chars allemands √† Champagne-sur-Oise, ensuite pris pour cible par des avions am√©ricains. √Ä la suite d’une d√©nonciation, les troupes d’occupation et de r√©pression allemandes de la Sicherungs-Regiment 6, √©valu√©es √† 3¬†bataillons, soit de 800¬†√† 1¬†000¬†hommes encerclent, le , le bois de Ronquerolles,,,,,. Apr√®s un combat difficile, parviennent √† capturer 17¬†r√©sistants. Ceux-ci sont ramen√©s √† l’h√ītel de l’√Čcu-de-France afin d’√™tre tortur√©s, puis finalement 11¬†r√©sistants sont ex√©cut√©s √† l’or√©e de la for√™t et 2 sont d√©port√©s. Un Adamois, Jean-Charles Fritz, se trouve parmi les victimes. Un monument de 1945 leur est √©lev√© pr√®s du chemin des ¬ę¬†Trois-Sources¬†¬Ľ. Leurs compagnons informent les Alli√©s d’importantes installations ennemies dans le bois de Cassan[c 16].

Le vers midi, L’Isle-Adam subit un bombardement alli√© effectu√© par une cinquantaine d’avions. Un nouveau bombardement se d√©roule le lendemain √† la m√™me heure. Le , un message cod√© est diffus√© par la BBC¬†: ¬ę¬†Adam tremblera dans son √ģle¬†¬Ľ, qui reste incompris des habitants. Le , plusieurs centaines d’avions d√©versent plus de trois mille bombes sur L’Isle-Adam. Les civils sont surpris de la violence des bombardements, les plus meurtriers dans la ville. Cinquante-et-un morts civils et presque autant de bless√©s sont d√©nombr√©s apr√®s les raids a√©riens de l’. Une st√®le √† la fontaine de Nogent, inaugur√©e en 1946, rappelle leur mort. Deux cents immeubles sont ras√©s, dont les ch√Ęteaux de Cassan. Les destructions partielles sont encore plus nombreuses, ainsi le ch√Ęteau de Stors a beaucoup souffert des bombardements. Dans le quartier Nogent, les constructions et les bois de Cassan sont en grande partie an√©antis. Les cibles des Alli√©s se trouvent, probablement, dans ces bois¬†: des lieux de stockage de munitions et d’assemblage de missiles V1, comme √† Villiers-Adam, pr√©par√©s pour √™tre ensuite catapult√©s depuis les rails de lancement situ√©s sur le plateau bois√© de M√©riel, les diff√©rents √©l√©ments des missiles √©tant fabriqu√©s dans l’usine souterraine de Nucourt et transport√©s par train jusqu’√† Valmondois, Parmain et Bessancourt.

Les Allemands, furieux, pillent puis incendient des maisons √† Nerville-la-For√™t en repr√©sailles. Parmi les martyrs r√©sistants de L’Isle-Adam se trouvent deux jeunes membres des Forces fran√ßaises de l’int√©rieur fusill√©s en repr√©sailles des bombardements le . Une st√®le pr√®s de la maison foresti√®re de la Grille de L’Isle-Adam comm√©more le tragique incident.

G√©o Grandjean, coordinateur de la R√©sistance locale depuis son domaine des Forgets en for√™t est √©galement arr√™t√© √† cette √©poque, tortur√© √† L’Isle-Adam puis ex√©cut√© dans la clairi√®re des ¬ę¬†Quatre-Ch√™nes¬†¬Ľ, pr√®s de Domont.

Le , une semaine avant de quitter la ville, les Allemands fusillent quatre jeunes r√©sistants en for√™t de L’Isle-Adam¬†; une st√®le leur rend hommage sur la route Conti, √† l’entr√©e du domaine des Forgets. Le , les troupes ennemies quittent d√©finitivement la ville en empruntant le chemin qui les y a conduites, par Parmain puis Champagne-sur-Oise. Le m√™me jour vers 17¬†h, les troupes am√©ricaines entrent sans combat dans la ville en provenance de M√©riel. Un monument rappelle cette lib√©ration au carrefour du Vivray. √Ä la lib√©ration, L’Isle-Adam est sinistr√©e √† 40¬†%. Tr√®s vite, √©cluse sur l’Oise et ponts sont provisoirement r√©par√©s afin de r√©tablir les communications entre Parmain et L’Isle-Adam et permettre la circulation fluviale.

Le , la ville de L’Isle-Adam se voit cit√©e √† l’ordre de la brigade, avec attribution de la m√©daille de la Croix de Guerre avec √©toile de bronze. Le , Ren√© Pleven, alors ministre de la guerre, remet cette m√©daille au maire Georges Bernier. Le rond-point des h√©ros de la R√©sistance et les nombreuses st√®les et monuments qui jalonnent le territoire communal perp√©tuent le souvenir de cette p√©riode aupr√®s des Adamois d’aujourd’hui.

Dans les ann√©es 1960, L’Isle-Adam perd certains de ses √©l√©ments de patrimoine. C’est √† cette √©poque que disparaissent en effet le ch√Ęteau du Saut du loup et les restes du ch√Ęteau de Cassan. Ces destructions permettent cependant l’am√©nagement du parc Manchez, de l’√©cole Balzac et le d√©veloppement immobilier du parc de Cassan dans la d√©cennie suivante. C’est √©galement dans les ann√©es 1960 que sortent de terre les immeubles du quartier de la Faisanderie, l’√éle-de-France √©tant alors en grande p√©nurie de logements collectifs. Ceux de L’Isle-Adam ont su demeurer des constructions basses et relativement espac√©es, ne c√©dant pas au style des barres parfois colossales, b√Ęties ailleurs dans la r√©gion. La derni√®re op√©ration immobili√®re d’envergure dans la commune est la construction du quartier de La Garenne dans les ann√©es 1980, zone pavillonnaire situ√©e entre l’Oise et des √©tangs de plaisance.

Depuis les ann√©es 1970, la ville est marqu√©e par la famille Poniatowski, v√©ritable dynastie politique qui pr√©side aux destin√©es de la commune depuis 1971. L’influence politique nationale de Michel Poniatowski, maire pendant trente ans, puis, dans une moindre mesure, de celle de son fils Axel, maire depuis 2001, ont contribu√© √† garantir √† la ville une position privil√©gi√©e de ville-parc et un caract√®re bourgeois. Alors que Persan, Beaumont-sur-Oise ou Taverny ont pris des mod√®les de d√©veloppement et d’urbanisme propres aux banlieues de Paris de grande couronne, L’Isle-Adam et les communes qui l’entourent ont fait le choix dans la seconde moiti√© du XX¬†si√®cle d’un d√©veloppement fond√© sur la qualit√© de vie.

Ant√©rieurement √† la loi du , la commune faisait partie du d√©partement de Seine-et-Oise. La r√©organisation de la r√©gion parisienne fit que la commune appartient d√©sormais au d√©partement du Val-d’Oise apr√®s un transfert administratif effectif au . Elle est rattach√©e √† l’arrondissement de Pontoise. Pour l’√©lection des d√©put√©s, elle fait partie de la deuxi√®me circonscription du Val-d’Oise.

La commune √©tait depuis 1793 le chef-lieu du Canton de L’Isle-Adam. Dans le cadre du red√©coupage cantonal de 2014 en France, L’Isle-Adam est devenue le bureau centralisateur de ce canton, qui a √©t√© agrandi, passant de 6¬†√† 15¬†communes.

Elle fait partie de la juridiction d‚Äôinstance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise,. Le greffe d√©tach√© dans la commune[Quoi¬†?] est supprim√© √† l’occasion de la r√©organisation de la carte judiciaire de 2008.

L’Isle-Adam est la commune la plus peupl√©e de la communaut√© de communes de la Vall√©e de l’Oise et des Trois For√™ts, dont elle est √† l’origine de la cr√©ation en 2003.

Les habitants de L’Isle-Adam tendent, d’apr√®s les r√©sultats √©lectoraux, √† voter tr√®s franchement √† droite. Outre le score de 75,99¬†% obtenu par le maire actuel (alors affili√© √† l’UDF) aux √©lections municipales de 2001, aux √©lections l√©gislatives de 2002 et de 2007, les Adamois ont √©galement port√© leur maire √† l’Assembl√©e Nationale avec une forte majorit√©, sensiblement plus √©lev√©e que dans le reste de la circonscription √©lectorale (au deuxi√®me tour, 73,33¬†% des exprim√©s en 2007 et 71,06¬†% en 2002 contre 53,08¬†% √† ces deux dates au niveau de la circonscription),.

De m√™me, √† l’occasion des √©lections pr√©sidentielles, les Adamois confirment leur vote de droite. En 2007 ils ont pr√©f√©r√© Nicolas Sarkozy √† S√©gol√®ne Royal au second tour √† 65,14¬†% (contre 53,06¬†% au niveau national). Au premier tour de l’√©lection pr√©sidentielle de 2002, Jacques Chirac (26,72¬†%) et Jean-Marie Le Pen (17,35¬†%) obtiennent tous deux plus de voix que Lionel Jospin (11,85¬†%) dans la commune. Au deuxi√®me tour, Jacques Chirac l’emporte dans la commune avec 83,59¬†% des voix (contre 82,21¬†% au niveau national)[55]. Les √©lections r√©gionales de 2004 ont √©galement vu la victoire de la droite dans la commune, la liste UMP est arriv√©e en t√™te au seconde tour (triangulaire) avec 52,87¬†% des suffrages alors qu’elle est arriv√©e seconde au niveau r√©gional avec 40,72¬†%.

La tendance au vote conservateur se retrouve de mani√®re aussi marqu√©e lors des √©lections europ√©ennes. La liste men√©e par Charles Pasqua (MPF) est en effet arriv√©e en t√™te dans la commune en 1999 (17,26¬†%, scrutin de liste national √† un tour) et la liste UMP en 2004 (24,89¬†% scrutin par r√©gions √©lectorales √† un tour), √† contre-courant des r√©sultats nationaux en 1999 (21,95¬†% √† la liste PS) et r√©gionaux en 2004 (25,03¬†% au PS). Les r√©f√©rendums relatifs aux trait√©s europ√©ens ont recueilli √† L’Isle-Adam des avis contraires √† ceux exprim√©s au niveau national (50,46¬†% de non au trait√© de Maastricht en 1992, contre 51,04¬†% de oui au niveau national, et 59,04¬†% de oui au Trait√© √©tablissant une constitution pour l’Europe en 2005, contre 45,33¬†% au niveau national)[58].

Lors du premier tour des √©lections municipales de 2020, la liste men√©e par le maire sortant S√©bastien Poniatowski obtient la majorit√© absolue des suffrages exprim√©s avec 78,74% des voix, devan√ßant celle men√©e par Carine P√©legrin (G√©n√©ration √©cologie), lors d’un scrutin marqu√© par 53,57¬†% d’abstention[60]

La ville a engag√© une politique de d√©veloppement durable en lan√ßant une d√©marche d’Agenda 21 en 2010. Depuis cet agenda 21 a √©t√© abandonn√© lors du d√©part du conseiller municipal charg√© de ce dossier.

Le marais de Stors, contigu aux domaine et ch√Ęteau √©ponymes mais situ√© sur la commune de M√©riel, fait partie du site de la vall√©e class√©e de Chauvry qui a fait l’objet d’un arr√™t√© pr√©fectoral de protection du biotope de 1991. L’Isle-Adam comprend sur son territoire √† la fois des zones naturelles d’int√©r√™t √©cologique, faunistique et floristique de type I (ballasti√®res de L’Isle-Adam, les coteaux de Stors, partag√©s avec M√©riel, et le lieu-dit les Grez, partag√© avec Villiers-Adam) et de type II (reste de la for√™t domaniale, partag√© avec huit autres communes)[72].

Enfin, au cŇďur de la ville, l’√ģle de la Cohue constitue un site mi-class√© mi-inscrit, la promenade du P√Ętis et l’√ģle du Prieur√© des sites inscrits. Le hameau de Stors est quant √† lui partie int√©grante d’un territoire class√©.

Le taux de criminalit√© de la circonscription de police de Persan (incluant Beaumont-sur-Oise, L’Isle-Adam, Presles, Mours et Nointel) est de 86,34¬†actes pour 1¬†000¬†habitants (crimes et d√©lits, chiffres 2005) ce qui le situe au-del√† de la moyenne nationale (83/1000) mais en de√ß√† de la moyenne d√©partementale (88,15/1000). Le taux de r√©solution des affaires par les services de police est de 31,74¬†%, l√©g√®rement sup√©rieur √† la moyenne du d√©partement de 28,83¬†%[75].

Le commissariat de L’Isle-Adam est log√© depuis 1989 dans un b√Ętiment de 1900 en pierre, c√©ramique et fer forg√© qui est d√Ľ au fondateur de la plage, Henri Supplice. Auparavant, l’√©difice a abrit√© successivement une entreprise de ouate industrielle, de 1930 √† 1972, puis une imprimerie, de 1972 √† 1987. Il a √©t√© ensuite rachet√© par la commune.

La gendarmerie a √©t√© d√©plac√©e √† Parmain en 2005 pour se rapprocher de son p√©rim√®tre d’op√©ration, qui ne comprend pas L’Isle-Adam.

La ville gère également une équipe de police municipale, logée dans le clos Dambry. Enfin, un centre de secours des sapeurs-pompiers est implanté dans la commune.

L’√©volution du nombre d’habitants est connue √† travers les recensements de la population effectu√©s dans la commune depuis 1793. √Ä partir de 2006, les populations l√©gales des communes sont publi√©es annuellement par l’Insee. Le recensement repose d√©sormais sur une collecte d’information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d’une p√©riode de cinq ans. Pour les communes de plus de 10¬†000¬†habitants les recensements ont lieu chaque ann√©e √† la suite d’une enqu√™te par sondage aupr√®s d’un √©chantillon d’adresses repr√©sentant 8¬†% de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement r√©el tous les cinq ans,

En 2019, la commune comptait 12¬†063 habitants, en augmentation de 0,73¬†% par rapport √† 2013 (Val-d’Oise¬†: +4,6¬†%, France hors Mayotte¬†: +2,17¬†%).

La population de L’Isle-Adam a progress√© d’un peu plus de 752¬†% entre 1793 et 1999. Cette progression est globalement continue. Avant 1946, seules les p√©riodes comprises 1800 et 1806 et entre 1931 et 1936 t√©moignent d’une baisse de la population. Les ann√©es 1930 et suivantes constituent une p√©riode de stagnation d√©mographique pour la ville. L’augmentation de la population s’acc√©l√®re √† partir de l’apr√®s-guerre. Alors que la population de la ville avait progress√© d’environ 217¬†% entre 1793 et 1946, elle fait un bond de 168¬†% entre cette date et 1999. L’explosion d√©mographique propre √† la p√©riode du baby-boom et √† l’urbanisation de ce qui constitue aujourd’hui l’aire urbaine de Paris est cependant moins forte dans la petite agglom√©ration de L’Isle-Adam et de Parmain (qui compte aujourd’hui environ 16¬†000¬†habitants en 1999) que, √† titre de comparaison, dans celle, pourtant plus au nord, de Persan et de Beaumont-sur-Oise (actuellement environ 18¬†000¬†habitants) ou que dans la seule ville de Taverny, √† l’ouest de la vall√©e de Montmorency, qui totalise 25¬†000¬†habitants. Une des causes de cette moindre croissance d√©mographique est sans doute la politique d’urbanisation ais√©e, qui, mettant moins l’accent sur les logements collectifs, dont HLM, limite la croissance d√©mographique en valeur absolue. Entre 1975 et 1982, la population de la ville baisse, fait inhabituel pour l’√©poque et la r√©gion (la hausse d√©mographique y √©tant de +0,28¬†% par an sur la p√©riode) mais augmente √† nouveau d’environ 12¬†% entre 1990 √† 1999, plus fortement en comparaison avec la moyenne r√©gionale (en moyenne +0,3¬†% par an en √éle-de-France entre 1990 et 1999 contre +1,25¬†% par an dans la commune)[80], ce qui r√©v√®le une volont√© politique de construction de logements neufs et une r√©elle attractivit√© r√©sidentielle du territoire (le solde migratoire annuel dans la commune sur la p√©riode est de +0,86¬†% contre -0,51¬†% en moyenne r√©gionale). Cette attractivit√© explique les prix √©lev√©s de l’immobilier pour une commune aux franges nord de l’aire urbaine de Paris. Le plan de d√©veloppement et d’am√©nagement durable de la commune ne pr√©voit pas d’augmentation de la population au-del√† des 15¬†000¬†habitants sur les quinze-vingt ans √† venir[82].

Selon les donn√©es de population l√©gale de 2009, L’Isle-Adam compte 12¬†231¬†habitants habitants (population sans double compte, ou population dite municipale). En dix ans, la population de la commune n’a augment√© que de 0,6¬†%. Sa population totale, avec doubles comptes, s’√©l√®ve elle √† 11¬†436¬†habitants.

La population adamoise est moins jeune que la population francilienne (hommes et femmes confondus on recense 37,5¬†% de 0¬†√† 29¬†ans en 1999 √† L’Isle-Adam contre 40,45¬†% en moyenne dans la r√©gion). La part des plus de 60¬†ans, de 16,55¬†% hommes et femmes confondus en 1999 dans la r√©gion est a contrario plus √©lev√©e √† L’Isle-Adam, o√Ļ elle se monte √† 19,6¬†% de la population totale[85]. La part des habitants entre 30¬†et 59¬†ans est √† peu pr√®s identique entre les deux entit√©s (42,9¬†% √† L’Isle-Adam et 43,05¬†% en √éle-de-France). √Ä L’Isle-Adam comme globalement en √éle-de-France, la population vieillit.

Le niveau d’√©ducation √† L’Isle-Adam est plus √©lev√© que dans le reste du d√©partement du Val-d’Oise[87]. En effet, il appara√ģt que seulement 12,5¬†% de la population n’est titulaire d’aucun dipl√īme, chiffre moins important que sur l’ensemble du d√©partement (18,5¬†%). √Ä l’inverse, la part dans la population totale des titulaires de dipl√īmes de niveau Bac+2 ou sup√©rieur est, dans la commune, de 26,8¬†% contre 19,2¬†% dans le d√©partement.

S’agissant du revenu moyen par m√©nage dans la commune, il s’√©l√®ve en 2004 √† 23¬†716¬†euros par an, soit un niveau sup√©rieur √† la moyenne nationale (15¬†027¬†euros par an) et d√©partementale[89] (22¬†236¬†euros par an).

En ce qui concerne les nationalit√©s, L’Isle-Adam pr√©sente une moindre diversit√© que le Val-d’Oise. Alors que le d√©partement compte 10,9¬†% de population √©trang√®re et 7,7¬†% de Fran√ßais par acquisition, L’Isle-Adam compte 4,7¬†% d’√©trangers et 3,4¬†% de Fran√ßais par acquisition[91]. Parmi les √©trangers, les nationalit√©s les plus repr√©sent√©es dans la commune sont les Portugais, qui repr√©sentent 2,1¬†% des Adamois. Les nationaux du Maghreb (Tunisie, Alg√©rie et Maroc) sont sous-repr√©sent√©s dans la ville (0,5¬†% de la population) par rapport aux chiffres d√©partementaux (3,4¬†% des habitants du Val-d’Oise). √Ä noter √©galement la plus forte proportion d’√©trangers de l’Union europ√©enne (√Čtats membres de 1999, avant √©largissement et hors Italie, Portugal et Espagne) √† L’Isle-Adam que dans le d√©partement (0,3¬†% des habitants du Val-d’Oise contre 0,7¬†% des Adamois). Enfin, les √©trangers n’√©tant ni nationaux de l’Union europ√©enne ni du Maghreb et de Turquie (reste du monde) ne repr√©sentent que 0,7¬†% des Adamois contre 3,1¬†% des habitants du Val-d’Oise.

Parmi sa population active, L’Isle-Adam ne compte que quatre agriculteurs en 1999, ce qui statistiquement, √©quivaut √† 0¬†% des 15¬†ans et plus. La commune a virtuellement perdu ses derniers agriculteurs entre 1990 et 1999. La population des 15¬†ans ou plus compte en revanche 44,7¬†% de retrait√©s et d’inactifs, plus que la moyenne r√©gionale qui est de 39¬†%. ouvriers et employ√©s repr√©sentent 24¬†% de la population de la commune, contre 29,5¬†% dans la r√©gion, chiffre inf√©rieur √† celui des professions interm√©diaires et des cadres et professions intellectuelles sup√©rieures qui s’√©l√®ve √† 29,3¬†%, contre 28¬†% en √éle-de-France. La commune compte √©galement 4¬†% de commer√ßants et d’artisans (3,2¬†% dans la r√©gion),.

La commune rel√®ve de l’acad√©mie de Versailles. Les √©coles sont plac√©es sous l’autorit√© de l‚Äôinspection g√©n√©rale de l’inspection d√©partementale de l‚Äô√Čducation nationale de la Haute-Vall√©e-de-l’Oise situ√©e √† Beaumont-sur-Oise.

La ville compte trois √©coles maternelles, l’√©cole Chantefleur √† Cassan, l’√©cole Dambry dans le centre-ville et l’√©cole Jean-de-La Fontaine dans le quartier de la Garenne, r√©cemment rouverte et r√©nov√©e[C’est-√†-dire¬†?] apr√®s un incendie. Ces structures accueillent quatre cents √©l√®ves. Y r√©pondent trois √©coles primaires[Quand¬†?], l’√©cole Albert-Camus (√©cole de filles √† l’origine, elle est log√©e dans un b√Ętiment de 1860 construit par l’ancien maire Charles Dambry), l’√©cole Balzac (dans le centre-ville) et l’√©cole de Cassan. Les √©coles primaires accueillent environ 650¬†√©l√®ves.

La commune comprend √©galement un coll√®ge, nomm√© Pierre-et-Marie-Curie d’une capacit√© de 1¬†200¬†√©l√®ves et un lyc√©e, depuis 1985, nomm√© Fragonard en hommage au cr√©ateur du pavillon chinois. Le lyc√©e assure deux formations de BTS (commerce international et professions immobili√®res). Un groupe scolaire priv√© catholique (Notre-Dame) rassemble enfin une √©cole maternelle, primaire et un coll√®ge.

Un institut m√©dico-√©ducatif assure l’enseignement aupr√®s d’enfants d√©ficients dans le ch√Ęteau de la Faisanderie et un centre d’aide par le travail, service d’accompagnement social et foyer d’h√©bergement est √©galement implant√© dans la ville.

En plus de ses mus√©es, la ville est dot√©e d’un cin√©ma en centre-ville, r√©cemment r√©nov√©. En addition √† une programmation grand public, des programmes d’arts et d’essais et des films en version originale y sont projet√©s. La biblioth√®que de la commune (fonds de 25¬†000¬†ouvrages), nomm√©e en l’honneur de Georges Duhamel, mort dans la commune voisine de Valmondois, a √©t√© fond√©e en 1972 par une association avant de devenir communale en 1994[97].

Les activit√©s culturelles et associatives sont accueillies dans la maison de L’Isle-Adam au parc Manchez ou dans le pavillon Magallon.

L’espace culturel Michel-Poniatowski a √©t√© inaugur√© en 2002, il accueille une √©cole de musique et de danse et comprend plusieurs studios, salles de cours et espace chor√©graphique. Certaines associations seront log√©es, √† terme, dans le ch√Ęteau Conti, sur l’√ģle du Prieur√©.

Les équipements sportifs traditionnels des municipalités sont présents dans la commune (stade Philippe-Grante, complexe sportif). Un troisième gymnase est en construction. Ils permettent la pratique de la plupart des sports populaires ou reconnus en France.

S’agissant des sports nautiques, la ville pr√©sente une offre sportive plut√īt compl√®te et diversifi√©e. Outre la plage et le cercle de voile fluviale (CYVIA, Cercle de Yachting √† Voile de l’Isle-Adam), √©l√©ments incontestables de rayonnement pour la commune, on trouve √©galement √† L’Isle-Adam une piscine (reconstruite en 2008) partag√©e avec la ville de Parmain.

Quatre centres hippiques sont implantés dans la ville. Par ailleurs, chaque année se tient un concours hippique national au parc Manchez. Un golf, sur le domaine des Vanneaux, a ouvert en 1994, il est isolé du reste de la commune, au-delà de la forêt.

La commune dispose d’une offre de soins compl√®te. On y trouve une quinzaine de dentistes et autant de g√©n√©ralistes, de nombreux types de m√©decins sp√©cialistes, une vingtaine de kin√©sith√©rapeutes ou ost√©opathes, un laboratoire d’analyses m√©dicales, cinq pharmacies et une clinique v√©t√©rinaire[Quand¬†?].

Par ailleurs, L’Isle-Adam dispose de deux structures hospitali√®res.

L’h√īpital Chantepie-Mancier (1861-1867), sp√©cialis√© aujourd’hui dans la g√©riatrie, est √† l’origine un lieu de soins gratuits pour pauvres de la commune et de Jouy-le-Comte. Les sŇďurs du Sacr√©-CŇďur-de-J√©sus y dispensaient les soins au XIX¬†si√®cle. Il a √©t√© utilis√© pendant la Seconde Guerre mondiale pour soigner les bless√©s des bombardements.

La clinique Conti, clinique chirurgicale et obst√©tricale priv√©e et conventionn√©e, est actuellement situ√©e en lisi√®re de for√™t. Elle remplace l’ancienne clinique qui elle √©tait en centre-ville.

Un projet de r√©sidence m√©dicalis√©e pour personnes √Ęg√©es est √©tudi√© par la municipalit√©, la commune ne comptant pas ce type de structures. Enfin, un centre psychiatrique, la clinique des Points-Cardinaux, est implant√© dans le hameau de Stors, ainsi qu’un institut m√©dico-√©ducatif pour enfants d√©ficients dans le ch√Ęteau de la Faisanderie.

La vie associative adamoise est très fournie. Les associations de la commune se regroupent au sein du centre adamois des loisirs et de la vie associative (CALVA) qui rassemble presque une centaine de structures dans les domaines sportifs, culturels et sociaux. Ce riche tissu associatif est coordonné par le CALVA qui édite cinq fois par an un journal de la vie associative appelé Le Merle adamois.

La vie culturelle de la commune est, au vu de sa taille, plut√īt fournie. Outre le patrimoine, les mus√©es et leurs expositions temporaires, diverses manifestations se tiennent dans la commune.

On peut noter la f√™te foraine annuelle au parc Manchez, le carnaval au printemps, les salons artistiques de printemps et d’automne, la bourse aux jouets, aux v√™tements, les quatre brocantes annuelles, la foire aux livres, l’insolite course de baignoires, les comm√©morations li√©es √† la Seconde Guerre mondiale, les tournois m√©di√©vaux, les journ√©es photographiques de L’Isle-Adam, des participations √† la nuit des mus√©es, aux journ√©es du patrimoine et √† la F√™te de la musique, le forum des associations et la f√™te cantonale dite de la campagne √† l’automne, les manifestations li√©es au jumelage, des conf√©rences relatives aux arts, des concerts, spectacles de danse et com√©dies musicales, les manifestations de No√ęl, etc et les multiples activit√©s de la centaine d’associations actives dans la commune.

Seul le culte catholique est assuré dans la commune.

La messe est donn√©e dans l’√©glise Saint-Martin. La paroisse de L’Isle-Adam rel√®ve du dioc√®se de Pontoise et du doyenn√© de Beaumont. La ville est le si√®ge de la paroisse dite des trois clochers, groupement paroissial commun √† L’Isle-Adam et Parmain.

Le culte protestant peut √™tre pratiqu√© √† Beaumont-sur-Oise, le culte musulman √† Taverny, √† Persan ou √† Pontoise et le culte catholique traditionaliste √† Pontoise. Enfin, les synagogues les plus proches se trouvent √† Saint-Leu-la-For√™t et √† Saint-Ouen-l’Aum√īne.

L’Isle-Adam est principalement une ville r√©sidentielle. 93¬†% des 387¬†entreprises de la commune ont moins de dix salari√©s et seulement cinq en emploient plus de cinquante. L’activit√© √©conomique principale de la commune, par ailleurs dynamique, est commerciale¬†: 46¬†% des entreprises ont une activit√© purement commerciale et 44¬†% des activit√©s de services. Le r√©seau commercial, dont les √©l√©ments se compl√®tent, est constitu√©, d’une part, d’un tissu de commerces de proximit√© dans le centre et √† Nogent, et, d’autre part, du centre commercial √† vocation r√©gionale du Grand Val (hypermarch√© Carrefour et diverses grandes enseignes), √† proximit√© de l’√©changeur de l’autoroute A16. Deux march√©s se tiennent √† L’Isle-Adam¬†: le march√© biologique de Nogent et le march√© trihebdomadaire du centre-ville, l’un des plus actifs de la r√©gion. Autre activit√© notable, les garages et concessionnaires automobiles sont plut√īt bien implant√©s dans la commune. Absence, particuli√®re √©galement, les entreprises du BTP sont peu pr√©sentes dans la ville.

S’agissant des commerces, L’Isle-Adam accueille, notamment, huit agences immobili√®res, marque de la bonne sant√© de l’immobilier dans le secteur, deux supermarch√©s en ville et l’hypermarch√© en p√©riph√©rie, divers commerces de bouche en centre-ville (traiteurs, √©piceries fines, bouchers, boulangers, fromager, etc.), dix banques et √©tablissements financiers, treize caf√©s/bars, autant de coiffeurs, une maison de vente aux ench√®res, une quinzaine d’esth√©ticiens, parfumeries et centres de remise en forme, plus d’une vingtaine de vendeurs de pr√™t-√†-porter, une quarantaine de restaurants de tous types, quatre tabacs, trois loueurs de vid√©os et deux cavistes.

En 2005, la commune a re√ßu le label ¬ę¬†Ville Internet @@@¬†¬Ľ puis en 2008 et 2010 ¬ę¬†Ville Internet @@@@@¬†¬Ľ[106][107].

La ville poss√®de un secteur touristique d√©velopp√© li√© √† sa situation g√©ographique, son patrimoine, sa plage et son offre culturelle. Un camping est situ√© au nord de la commune en bord de l’Oise. Cependant, l’offre h√īteli√®re est marginale, la plupart des touristes √©tant franciliens. Toutefois, la concentration des restaurants, bars et du cin√©ma dans le centre, pr√®s de l’Oise et des √ģles, ajoute un attrait √† la ville, la distinguant des villes dortoirs de la grande banlieue situ√©es √† seulement quelques kilom√®tres. Le potentiel touristique de la ville est encore exploitable, comme en t√©moigne le projet de construction d’un port de plaisance planifi√© par la municipalit√©.

Tout comme en √éle-de-France Provins et Moret-sur-Loing, L’Isle-Adam fait partie du r√©seau des plus Beaux D√©tours de France, association, inspir√©e des plus beaux villages de France, qui r√©unit des petites villes fran√ßaises en vue de promouvoir le tourisme sur leur territoire. La commune poss√®de deux fleurs au concours des villes et villages fleuris, r√©compensant les efforts de fleurissement de la commune[109].

En 2010, le revenu fiscal m√©dian par m√©nage √©tait de 38¬†052¬†‚ā¨, ce qui pla√ßait L’Isle-Adam au 3 731 rang parmi les 31¬†525¬†communes de plus de 39 m√©nages en m√©tropole[110].

Les Adamois sont 0,9¬†% √† travailler dans le secteur agricole, ce qui est sup√©rieur √† la moyenne r√©gionale de 0,5¬†%. En comparaison avec le reste de l’√éle-de-France, ils sont en revanche moins nombreux √† travailler dans l’industrie (5,3¬†% contre 13,1¬†%) et la construction (3,8¬†% contre 4,6¬†%). Encore plus que dans la r√©gion, les Adamois sont actifs dans le secteur tertiaire (89,9¬†% contre 81,8¬†%), en particulier dans le commerce (23,8¬†% contre 13¬†% au niveau r√©gional). 88,5¬†% des Adamois sont salari√©s, une proportion l√©g√®rement inf√©rieure √† la moyenne francilienne de 91,7¬†%. Salari√©s ou non ils sont 21¬†% √† travailler √† temps partiel[112].

En 1999, les ch√īmeurs repr√©sentaient 9,7¬†% des Adamois contre 11,5¬†% des Franciliens,. Un quart des Adamois actifs ayant un emploi travaillent et r√©sident dans la commune, ce qui est sup√©rieur √† la moyenne d√©partementale de 18,6¬†%. Parmi ceux travaillant hors de la commune, 45¬†% le font hors du Val-d’Oise (contre 62¬†% des habitants du d√©partement. Encore plus qu’en moyenne dans le d√©partement, les habitants de la commune empruntent essentiellement leur voiture pour se rendre au travail (67,2¬†%, contre 52,2¬†% des habitants du Val-d’Oise). Seulement 9,1¬†% n’utilisent que les transports en commun, contre 25,7¬†% des habitants du d√©partement. Ce dernier chiffre s’explique sans doute en partie par la relative mauvaise desserte de la commune par le train (le temps de trajet pour aller √† Paris est √©quivalent √† celui d’un trajet Paris-Tours, et le plus souvent avec une correspondance).

L’Isle-Adam compte trois monuments historiques sur son territoire¬†:

Les deux mus√©es de L’Isle-Adam n’en sont en r√©alit√© qu’un seul, le centre d’art constituant une annexe du mus√©e Senlecq. En 2005, ils ont accueilli 13¬†675¬†visiteurs. La fr√©quentation a sensiblement baiss√© ces derni√®res ann√©es. Elle √©tait en effet de 20¬†000¬†visiteurs en 2003. Le double mus√©e de L’Isle-Adam demeure malgr√© tout en 2005 √† la cinqui√®me place des √©tablissements mus√©ographiques les plus visit√©s du Val-d’Oise, devant le mus√©e arch√©ologique d√©partemental √† Guiry-en-Vexin et l’abbaye de Maubuisson, mais derri√®re la Maison de l’Environnement √† l’a√©roport de Paris-Charles-de-Gaulle et les sites majeurs de d√©partement, comme le ch√Ęteau de La Roche-Guyon[119].

On peut également signaler :

Enfin, on notera la pr√©sence √† L’Isle-Adam au niveau des √©tangs de La Garenne d’un insolite passage √† canard (un passage pi√©ton pour canards).

Outre le ch√Ęteau des princes de Conti, la ville a perdu plusieurs de ses propri√©t√©s d’exception. On peut citer¬†:

Outre certains de ses seigneurs et maires (Michel Poniatowski) ayant eu √† jouer un r√īle politique ou culturel au niveau national, on peut noter¬†:

L’Isle-Adam, fief de grands seigneurs, a vu passer nombre de monarques et tr√®s grands personnages de France au cours de son histoire, tant pour leurs loisirs (chasses, joutes et f√™tes) que pour des raisons militaires. En voici une liste chronologique, la section histoire d√©taillant, le cas √©ch√©ant, les raisons de leur venue¬†:

Honor√© de Balzac ne tarit pas d’√©loges sur la commune. L’auteur de La Com√©die humaine √©crivit √† sa sŇďur, Laure Surville¬†: ¬ę¬†Tu sais que L’Isle-Adam est mon paradis terrestre¬†¬Ľ, phrase grav√©e sur la statue qui lui rend hommage. Il l’√©voque notamment dans Physiologie du mariage, qu’il √©crit √† L’Isle-Adam, en ces termes¬†: ¬ę¬†En 1819 j’habitais une chaumi√®re au sein de la d√©licieuse vall√©e de l’Isle-Adam. Mon ermitage √©tait voisin du parc de Cassan, la plus suave retraite, la plus voluptueuse √† voir, la plus coquette pour le promeneur, la plus humide en √©t√© de toutes celles que le luxe et l’art ont cr√©√©es‚Ķ¬†¬Ľ. Physiologie du mariage comprend √©galement de nombreuses r√©f√©rences √† la ville du d√©but du XIXe¬†si√®cle, ainsi, un des personnages, d√©nomm√© Coco de Cassan, √©voque le singe log√© dans la maison Ollivier et transf√©r√© plus tard au Jardin des Plantes √† Paris.

Dans Les Paysans, Balzac glisse √† nouveau de nombreuses r√©f√©rences √† L’Isle-Adam. Une ville se nomme dans le roman La Ville-aux-Fayes, hommage d√©guis√© √† la commune et √† son maire de l’√©poque, ami de l’√©crivain, Philippe de Villers-la-Faye. Il y √©voque √©galement les Aigues, ancienne propri√©t√© des Bergeret √† Cassan. Il y fait des r√©f√©rences √† Hippolyte Charles (le comte de Montcorbet) et fait venir l‚Äôabb√© dom-Rigou de l’abbaye du Val. Dans Un d√©but dans la vie, il √©voque son voyage en diligence depuis Paris jusqu’√† L’Isle-Adam et raconte, avec force d√©tails, son itin√©raire et son cocher, Adamois c√©l√®bre de l’√©poque, Pierrottin, fondateur du service de diligence entre la ville et la capitale. Enfin, dans Le M√©decin de campagne, Balzac s’inspire pour son personnage de Benassis du docteur Bossion, m√©decin de L’Isle-Adam, enterr√© dans la commune. Les souvenirs des s√©jours et promenades de l’√©crivain dans la ville alimentent √©galement plusieurs de ses Ňďuvres.

L’√©crivain Auguste de Villiers de L’Isle-Adam (1838-1889) qui n’a personnellement aucun autre lien que g√©n√©alogique avec la commune dont il porte le nom. La filiation de l’√©crivain symboliste est si ancienne que le roi Louis XVIII, croyant le nom √©teint, avait autoris√© √† ce qu’il soit relev√©. Paradoxalement, alors qu’il ne lui est li√© que par une g√©n√©alogie douteuse, cet √©crivain a permis de diffuser aupr√®s de ses nombreux lecteurs d’hier et d’aujourd’hui le nom de la commune en France et √† l’√©tranger.

L’Isle-Adam et sa for√™t ont inspir√© de nombreux peintres aux XIX et XXe¬†si√®cles. Jules Dupr√©, et ses amis peintres de l’√©cole de Barbizon, notamment Th√©odore Rousseau et Auguste Marie Boulard[132], peignent les sites naturels de la ville et ses alentours ou s’en inspirent. Ainsi, Dupr√© pr√©sente par exemple une Vue de L’Isle-Adam au Salon en 1831. En 1849, Th√©odore Rousseau peint Une avenue, for√™t de L’Isle-Adam, qui figure aux collections du Mus√©e d’Orsay. Ren√© Tener, ancien maire de la ville et amis de Dupr√©, a √©galement peint des vues de la ville[134].

Plusieurs films ont √©t√© tourn√©s √† L’Isle-Adam, dont F√™te de famille de Lorenzo Gabriele en 2006, feuilleton t√©l√©vis√© en six √©pisodes de 55¬†minutes.

La Plage a servi également de lieu de tournages. En 1959, une scène de Rue des prairies de Denys de La Patellière y prend place. Plus récemment, Claude Lelouch utilise le lieu à deux reprises pour le tournage de scènes de Partir, revenir en 1984 et des Misérables en 1995.

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